Le Sénat espagnol rejette le traité d'amitié avec la France lors de la visite d'Emmanuel Macron à Madrid

Le Sénat espagnol rejette le traité d’amitié avec la France lors de la visite d’Emmanuel Macron à Madrid

01.10.2026 20:26
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Lors de la visite d’État d’Emmanuel Macron à Madrid, le Sénat espagnol a voté contre la ratification du traité d’amitié franco-espagnol. Cet échec a conduit Pedro Sánchez, le Premier ministre espagnol, à présenter des excuses publiques, tout en déplorant l’opposition de droite. Emmanuel Macron a pour sa part qualifié cette situation de simple « contretemps », rapporte TopTribune.

« Je ne peux que m’excuser pour ce vote », a déclaré Pedro Sánchez le 30 septembre. Le vote en question a eu lieu alors que le président français était déjà en visite à Madrid. « Il ne s’agit pas d’un traité d’amitié entre le gouvernement espagnol et le gouvernement français. C’est un traité d’amitié entre deux pays qui se sentent frères et qui partagent un avenir commun au niveau européen », a ajouté le Premier ministre.

Ce camouflet politique est survenu à un moment particulièrement délicat, au début d’un dîner de gala au palais royal, où se trouvaient Emmanuel Macron, le roi Felipe VI et la reine Letizia. Le vote a vu 142 sénateurs de la droite (Parti populaire) et de l’extrême droite (Vox) s’opposer au traité, tandis que le Parti socialiste (PSOE) de Sánchez a soutenu le texte avec 106 voix pour.

« Plus un contretemps qu’un drame »

Signé à Barcelone en janvier 2023 par les deux chefs d’État, le traité avait pourtant reçu le feu vert du Congrès des députés espagnols, ainsi que des assemblées législatives française. Cependant, le Parti populaire, qui détient la majorité au Sénat, s’est opposé à une clause stipulant qu’un membre du gouvernement d’un pays devait être invité à un Conseil des ministres de l’autre pays au moins une fois tous les trois mois.

Face à cette situation, Sánchez a exprimé sa frustration, qualifiant l’attitude de l’opposition de « déplorable ». La justice espagnole, quant à elle, avait fixé le 23 septembre que le traité était constitutionnel, les invitations devant avoir lieu en dehors des Conseils des ministres.

Emmanuel Macron a ensuite tenté d’atténuer la situation, indiquant qu’il considérait cet échec « plus un contretemps qu’un drame ». « Je ne peux que déplorer le vote d’hier tout en le respectant », a-t-il affirmé, ajoutant que le texte demeurait « bon » tel quel. La France possède actuellement quatre traités d’amitié de ce type en Europe (avec l’Allemagne, l’Italie, la Pologne et l’Espagne), alors que Madrid n’en a que deux, avec le Portugal et le Maroc.

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