Gérard Larcher a obtenu un nouveau mandat de trois ans à la présidence du Sénat lors du scrutin de ce jeudi, une réélection qui s’accompagne d’un défi inédit : la gestion de la montée du Rassemblement national dans l’hémicycle. Avec 203 voix sur 302 exprimées, le sénateur des Yvelines a su gagner la confiance de ses pairs dès le premier tour, remercié par une ovation tant de la droite que de la gauche, rapporte TopTribune.
Sixième mandat
À 77 ans, Larcher, qui cumule déjà 15 ans à la présidence, remporte ce vote pour la sixième fois consécutive, son mandat s’étendant jusqu’en 2029. Cette reconduction souligne son contrôle indéniable sur l’institution, n’ayant essuyé aucune opposition significative durant les élections, hormis trois candidats issus de la gauche minoritaire.
Son score de 203 voix témoigne d’une adhésion qui dépasse largement le cadre de sa majorité, composée des Républicains et de l’Union centriste, bien qu’environ une quarantaine de sénateurs aient voté blanc. « Dans l’esprit de liberté, de responsabilité et de respect mutuel qui est la marque de notre Assemblée, chaque voix sera respectée, j’en serai le garant », a déclaré Larcher lors de son discours d’élection, soulignant la nécessité de veiller à la cohésion face à l’émergence d’un groupe d’extrême droite.
Le président réélu a exprimé sa conviction que le Sénat pourrait jouer un rôle clé dans le « sursaut républicain », tout en critiquant l’« amoncellement de normes » qui entrave le système politique. Cette affirmation a été largement applaudie parmi ses collègues, ce qui démontre son intention de diriger avec autorité et détermination durant son nouveau mandat.
