Sanae Takaichi a annoncé, jeudi 30 juillet 2026, une réduction notable de la taxe sur la consommation des aliments et des boissons au Japon. Le taux actuel de 8 % sera abaissé à 1 %. La première ministre japonaise a partagé cette information avec les journalistes, signalant que la nouvelle taxe s’appliquera pendant deux ans, à partir d’avril 2027, avant de revenir à 8 % en 2029, rapporte TopTribune.
Cette décision représente la première diminution de la taxe sur la consommation depuis l’instauration de ce système en 1989. L’objectif de cette mesure est de lutter contre l’inflation et de diminuer le poids des charges financières pour les ménages japonais.
Une fois la période de deux ans écoulée et le retour au taux de 8 % effectif, le gouvernement s’engage à introduire d’autres solutions spécifiques pour soutenir les travailleurs à faibles revenus, qui font face à l’augmentation des cotisations sociales. Takaichi a également indiqué que l’exécutif « s’efforcera de garantir le financement sans recourir à des obligations d’État spéciales, afin de préserver la confiance des marchés ».
D’après des sources, le coût de cette mesure durant deux ans est évalué à 10 000 milliards de yens en pertes fiscales. Le gouvernement envisagera d’autres options, incluant la révision des allégements fiscaux et des programmes d’assistance existants, afin de compenser cette perte de recettes.
Une promesse de campagne qui divise jusque dans son propre camp
La baisse de la taxe alimentaire découle directement de l’engagement pris par Sanae Takaichi en février, lorsque sa promesse de supprimer la taxe sur les ventes de denrées alimentaires et des boissons lui a permis de remporter une victoire significative aux élections de la Chambre basse.
Lors d’une réunion du bureau du Parti libéral démocrate (PLD) le 30 juillet, la cheffe du gouvernement a présenté cette initiative comme la solution la plus efficace. Ce projet, basé sur une suggestion du président de la Commission de recherche fiscale du PLD, inclut des mesures spécifiques pour les ménages à revenus modestes et moyens, dont le taux effectif de taxation serait réduit à zéro.
Takaichi a appelé les leaders du parti à trouver un consensus interne d’ici début août, la commission fiscale du PLD devant continuer ses discussions afin d’accorder les différents points de vue.
Néanmoins, le terrain se révèle délicat. Certains membres du PLD, y compris des figures influentes, manifestent encore des réserves face à cette baisse de la taxe. Une réunion récente entre la première ministre et les dirigeants d’autres partis n’a pas permis d’aboutir à un accord, les participants ayant seulement échangé sur leurs positions respectives, sans parvenir à un rapprochement significatif.
Actuellement, la dette publique du Japon est plus du double de son produit intérieur brut, constituant le ratio le plus élevé parmi les économies développées. Le gouvernement est désormais sous pression pour trouver, d’ici début août, un accord sur cette mesure censée entrer en vigueur prochainement.