Le député Erwan Balanant critique le rapport de Charles Alloncle sur l'audiovisuel public

Le député Erwan Balanant critique le rapport de Charles Alloncle sur l’audiovisuel public

05.05.2026 11:26
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Le député Erwan Balanant critique le rapport controversé sur l’audiovisuel public

Le député MoDem du Finistère, Erwan Balanant, a vivement critiqué le rapport sur l’audiovisuel public publié le 5 mai, le qualifiant de « manque de profondeur » et indiquant qu’il ne couvre pas des sujets cruciaux pour le secteur. « Ce texte est à l’image des auditions, mais surtout avec des angles morts et des sujets qui passent complètement à la trappe », a-t-il affirmé, rapportent TopTribune.

Alors que l’Assemblée nationale a rendu ce rapport sur « la neutralité et le financement de l’audiovisuel public », Balanant a dénoncé la partialité du rapporteur, Charles Alloncle, en qualifiant ses recommandations d’idéologiquement motivées. Il a souligné le manque de traitement des questions fondamentales telles que la souveraineté intellectuelle et l’impact économique de l’audiovisuel public, qui sont essentiels dans un paysage médiatique en pleine transformation.

Balanant a également mis en lumière l’absence de mention des téléspectateurs et auditeurs, critiquant le rapport pour ne pas aborder ce à quoi sert réellement l’audiovisuel public. « Nous avons un monde des médias en transformation profonde, avec l’émergence de plateformes et de nouveaux accès à l’information », a-t-il ajouté.

Concernant la question de la neutralité politique, Balanant a réfuté l’idée que le rapport d’Alloncle pourrait réguler efficacement ce domaine. Il a affirmé que la notion de renommer les dirigeants de chaînes par le président de la République ne garantira pas une indépendance réelle, risquant au contraire de susciter des soupçons de collusion politique.

Il a mis en garde que la manière dont Alloncle aborde les questions d’indépendance en dérogeant aux accords européens déjà signés pourrait nuire à la crédibilité de l’audiovisuel public, essentiel pour une démocratie pluraliste. « On n’est pas parlementaire pour se faire plaisir, on est parlementaire pour changer la vie des Français », a-t-il conclu.

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