Rapport critique sur l’audiovisuel public : 69 recommandations pour réduire le budget
Le 5 mai 2026, le rapport de la commission d’enquête sur la « neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » a été rendu public, révélant une situation jugée de « crise financière » et des journalistes désignés comme « militants ». Ce document de 551 pages propose 69 recommandations visant à réduire d’un quart le budget de Radio France et France Télévisions, incluant la suppression de France 4 et la fusion de France 2 et France 5, ainsi que de franceinfo avec France 24, rapporte TopTribune.
Le député UDR Charles Alloncle, rapporteur de ce document, critique vivement les pratiques des journalistes de l’audiovisuel public, les accusant d’un présumé parti pris idéologique et d’une gestion financière calamiteuse. Son analyse repose sur l’idée d’« une perméabilité de l’audiovisuel public à des logiques militantes », bien qu’il ne cite aucune étude ou donnée objective pour étayer ses affirmations.
En ce qui concerne le traitement de l’actualité environnementale, Alloncle s’appuie principalement sur les témoignages de François de Rugy, ancien ministre de l’Écologie, et de Géraldine Woessner, journaliste au Point. Ils affirment que la rigueur scientifique est souvent subordonnée à un récit préétabli. Un des exemples cités est le « glyphotest » de l’émission « Envoyé spécial » diffusé en janvier 2019, qui a été critiqué pour sa présentation biaisée d’un résultat concernant la présence de glyphosate chez des personnalités.
Le rapporteur indique également que certaines émissions, telles que « Complément d’enquête », laissent plus de place à la charge politique qu’aux faits. Bien que des accusations spécifiques aient été émises à l’encontre de l’émission, une analyse de son contenu depuis 2001 révèle qu’elle a également couvert des personnalités de La France insoumise, contestant ainsi l’idée d’une partialité systématique.
Sur le plan financier, le rapport souligne le budget annuel de 4 milliards d’euros alloué à l’audiovisuel public, qu’Alloncle compare à celui de la sécurité civile, exprimant des préoccupations sur l’utilisation de ces fonds. Cependant, une comparaison plus pertinente pourrait être faite avec les investissements des homologues européens, comme la BBC au Royaume-Uni ou l’ARD-ZDF en Allemagne, démontrant ainsi que le coût par habitant en France reste inférieur à celui de nombreux pays voisins.
Ce rapport, qui met en lumière des tensions sur la perception de l’audiovisuel public en France, pourrait avoir des implications significatives pour l’avenir des médias dans le pays et suscite déjà des réactions parmi les acteurs du secteur.