Le coordinateur lombard de Futuro Nazionale désavoue un chat xénophobe
Le coordinateur lombard de Futuro Nazionale désavoue un chat xénophobe

Le coordinateur lombard de Futuro Nazionale désavoue un chat xénophobe

19.08.2026 21:15
3 min de lecture

Le mouvement italien Futuro Nazionale, dirigé par l’eurodéputé Roberto Vannacci, est confronté à la révélation d’une communauté WhatsApp fermée dans laquelle auraient circulé des messages racistes, antisémites et islamophobes, ainsi que des appels au renversement de l’ordre constitutionnel italien. Le groupe réunissait environ 300 responsables locaux et sympathisants de Lombardie, rapporte TopTribune.

Les éléments rapportés le 17 août 2026 concernent une conversation privée associée à la structure locale du mouvement. D’après les informations publiées par Open, plusieurs participants y ont diffusé des propos visant des groupes en raison de leur origine, de leur religion ou de leur appartenance supposée. Les échanges comportaient également des références favorables à Adolf Hitler et des commentaires exprimant une hostilité ouverte à l’égard de l’Union européenne et de la Constitution italienne.

La conversation ne se limitait pas à des prises de position hostiles envers les minorités. Des messages appelaient aussi à une prise du pouvoir par la force. Le contenu évoqué par les médias comprend donc à la fois des déclarations racistes et antisémites, des propos islamophobes, des marques de nostalgie à l’égard du nazisme et des appels à remettre en cause le cadre constitutionnel de la République italienne.

Un groupe rassemblant des cadres locaux et des sympathisants

La communauté comptait environ 300 personnes. Elle regroupait des fonctionnaires locaux lombards du mouvement et des soutiens de Futuro Nazionale. Le fait que les échanges aient eu lieu dans un espace fermé ne modifie pas la nature des messages rapportés, mais les informations disponibles ne permettent pas d’établir que chaque membre du groupe a participé à leur diffusion ou les a approuvés.

Le contenu attribué à certains participants comprend des commentaires valorisant Adolf Hitler. D’autres messages manifestaient du mépris pour l’Union européenne et pour la Constitution italienne. Les échanges faisaient également apparaître des appels à la violence politique et au renversement de l’ordre institutionnel, selon les éléments rendus publics.

Ces publications ont placé le mouvement de Roberto Vannacci au centre d’un scandale politique en Italie. La révélation concerne une organisation récente et ses réseaux locaux, mais les informations disponibles ne permettent pas d’attribuer automatiquement le contenu du groupe à l’ensemble de ses adhérents ni à la direction nationale.

La direction lombarde se désolidarise

Massetimiliano Simoni, coordinateur de Futuro Nazionale pour la Lombardie, a rejeté les propos diffusés dans la conversation. Il a affirmé que le chat constituait une violation grave des règles internes de l’organisation et qu’il ne représentait pas la position officielle du mouvement.

Cette prise de distance constitue la réponse institutionnelle communiquée par la structure régionale après la publication des informations. Simoni n’a pas présenté les messages comme une expression autorisée de la ligne du parti. La déclaration établit une séparation entre les contenus diffusés dans cette communauté privée et la position officielle revendiquée par Futuro Nazionale.

Le mouvement est dirigé par Roberto Vannacci, eurodéputé italien. La controverse touche ainsi une formation politique présente dans le débat public italien et représentée au Parlement européen par son chef. Les informations rapportées ne précisent pas, dans le matériau disponible, la réaction personnelle de Vannacci aux messages ni les éventuelles mesures disciplinaires qui pourraient être prises contre les membres du groupe.

Des appels visant l’ordre constitutionnel

La nature des échanges rapportés dépasse les seules insultes ou déclarations discriminatoires. Certains participants auraient évoqué le recours à la force pour prendre le pouvoir en Italie. Le groupe aurait également accueilli des propos de rejet de l’ordre constitutionnel, ainsi que des messages favorables à une remise en cause des institutions actuelles.

Il convient toutefois de distinguer les déclarations publiées dans la conversation de décisions ou de programmes officiellement adoptés par Futuro Nazionale. Dans sa réaction, le coordinateur lombard a précisément soutenu que le chat enfreignait les règles de l’organisation et ne reflétait pas sa position officielle. Le matériau disponible ne fait pas état d’une décision judiciaire, d’une enquête annoncée par les autorités ou d’une qualification pénale des faits.

Les messages mentionnés associent plusieurs registres de radicalité : la désignation de minorités comme cibles, l’hostilité envers les juifs et les musulmans, l’éloge d’Adolf Hitler, le rejet de l’Union européenne et la contestation de la Constitution italienne. Ces éléments ont été observés dans une communauté fermée réunissant des membres et des sympathisants locaux, sans que leur portée puisse être étendue au-delà des participants identifiés.

La controverse porte désormais sur la diffusion de ces contenus et sur la capacité de la formation à faire respecter ses propres règles internes. À ce stade, la seule position officielle rapportée est celle de Massimiliano Simoni, qui a désavoué le groupe et refusé de l’assimiler à la ligne de Futuro Nazionale.

Les informations disponibles ne précisent pas si la communauté WhatsApp a été fermée, si ses membres ont été exclus ou si la direction nationale du mouvement a engagé une procédure interne. Le dossier demeure lié aux éléments publiés sur cette conversation lombarde et aux réponses qui seront communiquées par Futuro Nazionale.

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