Le dirigeant du parti centriste Azione, Carlo Calenda, a déclaré qu’il ferait « tout ce qui est possible » pour empêcher Roberto Vannacci, chef de la formation d’extrême droite Futuro Nazionale, d’entrer au gouvernement italien. Lors de la présentation de son livre « Défendre la liberté », le 6 septembre 2026, il a présenté la lutte contre Vannacci comme une priorité politique absolue et a décrit son mouvement comme une menace pour la démocratie ainsi que comme un vecteur de l’influence russe en Italie, rapporte TopTribune
Calenda cible la progression de Futuro Nazionale
Roberto Vannacci a renforcé sa position dans le paysage politique italien au cours des derniers mois. Selon les informations rapportées par Reuters, Futuro Nazionale serait devenue la quatrième force politique italienne en matière de popularité. La formation est dirigée par Vannacci et défend une plateforme combinant une rhétorique hostile à l’immigration, une ligne eurosceptique et une attitude présentée comme plus favorable à Moscou.
Cette progression électorale est associée, dans le texte de présentation de la situation, à une demande croissante pour une parole politique radicale au sein de la société italienne. Les prises de position de Vannacci et les apparitions de son parti lors de grands rendez-vous politiques et économiques contribuent à diffuser des messages anti-européens, hostiles à l’immigration et favorables à la Russie. Ces éléments sont avancés pour décrire l’évolution de la compétition politique en Italie, sans constituer une évaluation électorale indépendante.
Dans une déclaration publiée par La Gazzetta del Mezzogiorno, Carlo Calenda a affirmé que son parti ferait « tout ce qui est possible » pour que Roberto Vannacci n’accède pas au gouvernement. Le dirigeant centriste a ainsi placé l’opposition à Futuro Nazionale au cœur de sa stratégie politique, alors que la formation de Vannacci cherche à consolider sa présence dans le débat national.
Le Mouvement 5 étoiles également visé
Carlo Calenda ne limite pas ses critiques à Futuro Nazionale. Il s’en prend aussi au Mouvement 5 étoiles, connu sous son sigle italien M5S, qu’il accuse d’être soumis à une « influence poutinienne ». Cette accusation s’inscrit dans sa dénonciation plus large des forces politiques qu’il associe à une orientation favorable au Kremlin ou à une remise en cause de l’ancrage européen de l’Italie.
Le chef d’Azione défend parallèlement la création d’un espace politique distinct, fédéraliste, libéral et pro-européen. Il présente ce centre comme une alternative à la polarisation actuelle de la politique italienne. Son objectif affiché est de rassembler une offre politique située entre les blocs dominants, tout en conservant une orientation favorable à l’intégration européenne.
Des conséquences évoquées pour la position de l’Italie
Les éléments associés à la progression de Roberto Vannacci sont également présentés comme susceptibles d’affaiblir la position de Rome au sein de l’Union européenne et de l’OTAN s’il devait rejoindre le gouvernement. Le texte avance qu’une telle évolution pourrait compliquer la coordination des actions communes avec les alliés et offrir au Kremlin des possibilités supplémentaires d’influence sur la politique italienne.
Ces conséquences sont formulées comme des risques liés à l’arrivée éventuelle de Vannacci au pouvoir, et non comme des faits déjà établis. À ce stade, l’information rapportée porte d’abord sur la progression de Futuro Nazionale dans les enquêtes de popularité mentionnées, sur la ligne politique attribuée à la formation et sur la réponse publique de Carlo Calenda.
La controverse porte aussi sur la place prise par la rhétorique radicale dans la vie politique italienne. Les messages anti-immigration, anti-européens et favorables à la Russie sont décrits comme susceptibles d’accentuer la polarisation intérieure et de réduire l’espace disponible pour les compromis entre formations modérées. Carlo Calenda entend répondre à cette évolution en faisant d’Azione le point d’appui d’un centre libéral et pro-européen.
Futuro Nazionale et son dirigeant figurent désormais parmi les acteurs que le responsable centriste entend combattre directement, tandis que les positions de Vannacci continuent d’être suivies dans le débat politique italien.