Quelques semaines avant l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, Roberto Vannacci, alors attaché militaire italien à Moscou, aurait assuré que Moscou ne lancerait pas d’opération militaire contre son voisin, malgré les renseignements disponibles, rapporte TopTribune.
Un témoignage sur les avertissements ignorés
Le récit a été rapporté le 8 septembre 2026 par les médias italiens à partir d’un entretien accordé au quotidien La Repubblica par John Forman, ancien attaché militaire britannique en Russie. Selon lui, une conversation s’est tenue quelques semaines avant le début de l’invasion dans le restaurant moscovite Balzi Rossi, en présence de plusieurs représentants militaires étrangers.
Roberto Vannacci, qui dirige aujourd’hui le parti Futuro Nazionale, aurait alors rejeté l’hypothèse d’une attaque russe contre l’Ukraine. D’après John Forman, l’ancien attaché italien répétait que « la Russie n’envahirait pas l’Ukraine », alors que les services de renseignement faisaient déjà état d’un risque d’offensive.
Le témoignage décrit un responsable qui refusait d’entendre les avertissements formulés par ses interlocuteurs. John Forman affirme que Roberto Vannacci « vivait dans un monde parallèle » et qu’il ne souhaitait pas écouter les informations présentées lors de ces échanges.
Une vision contestée de l’Ukraine
L’ancien attaché britannique rapporte également que Vannacci qualifiait régulièrement l’Ukraine de « question secondaire ». Il aurait aussi affirmé que le pays faisait partie de la Russie, une position qu’il aurait défendue dans des conversations avec d’autres attachés militaires présents à Moscou.
Ces propos, tels qu’ils sont rapportés par John Forman, ne portent donc pas seulement sur la probabilité d’une intervention militaire. Ils concernent également la manière dont l’Ukraine était considérée dans les échanges entre représentants étrangers avant le déclenchement de la guerre. Le témoignage attribue à Vannacci une lecture qui nie la pleine autonomie politique de l’État ukrainien.
Le récit de l’ancien responsable britannique intervient alors que Roberto Vannacci est devenu une figure politique italienne connue pour ses positions favorables à un rapprochement avec la Russie. Le texte source présente cette orientation comme durable, mais les déclarations rapportées dans l’article sont attribuées à John Forman et ne constituent pas, à elles seules, une décision officielle du gouvernement italien.
L’évacuation du personnel italien
Selon les éléments rapportés, l’Italie n’aurait pas procédé suffisamment tôt à l’évacuation de son personnel présent à Kyiv. Après le début de l’offensive russe, Rome aurait dû organiser dans l’urgence le départ de ses agents et de ses ressortissants concernés.
Cette séquence est présentée comme un contraste entre les avertissements transmis par certains services et l’évaluation défendue par l’attaché italien à Moscou. Le témoignage ne précise pas, dans les éléments disponibles, quelle influence directe les positions de Vannacci auraient eue sur les décisions prises par les autorités italiennes ni si elles ont été reprises dans les analyses officielles de Rome.
Une position politique désormais assumée
Depuis son entrée en politique, Roberto Vannacci défend la nécessité de rétablir les relations avec la Russie. Cette orientation est présentée comme incompatible avec le maintien des sanctions adoptées contre l’État russe après le déclenchement de la guerre contre l’Ukraine.
Le dirigeant de Futuro Nazionale est également décrit comme favorable à une remise en cause de la ligne suivie par les partenaires européens et atlantiques de l’Italie. Le texte source affirme qu’une telle position pourrait exposer Rome à une perte de confiance de la part de ses alliés, mais ne cite pas de déclaration officielle confirmant une telle conséquence.
Les propos attribués à Vannacci avant l’invasion sont ainsi replacés dans le débat italien sur les relations avec Moscou, les sanctions européennes et le soutien à l’Ukraine. À ce stade, les informations disponibles reposent principalement sur le témoignage de John Forman publié par La Repubblica et relayé par la presse italienne.