La sitophilie, dérivée du grec sitos, signifiant « nourriture » ou « blé », et philia, indiquant l’amour, se caractérise par une attraction érotique envers la nourriture, au point de provoquer une excitation sexuelle, rapporte TopTribune.
Une multitude de pratiques…
La sitophilie englobe un large éventail d’activités et de jeux sexuels. Sur son blog, le Dr Mark Griffiths, chercheur en psychologie à la Nottingham Trent University, décrit plusieurs scénarios typiques de cette paraphilie. Parmi ceux-ci, on trouve notamment :
- manger un aliment (comme de la crème chantilly ou de la mousse au chocolat) sur le corps d’un partenaire, voire un repas entier. Au Japon, déguster des sushis sur le corps d’une femme nue est connue sous le nom de nyotaimori. Il est important de noter que cette pratique n’est généralement pas perçue comme fétichiste par ses adeptes ;
- utiliser un aliment pour intensifier un acte sexuel spécifique. Par exemple, le citron vert, qui stimulerait les papilles et augmenterait la sensibilité lors des relations orales ;
- employer la nourriture comme outil de contrôle ou de flagellation dans le cadre de pratiques sadomasochistes, tel que l’attachement des mains d’un partenaire soumis et l’obligation de manger dans un plat posé au sol ;
- utiliser des aliments comme accessoires pour la masturbation, à l’image de la célèbre scène de la tarte aux pommes dans le film American Pie, où le personnage principal se masturbe, ou en utilisant des produits alimentaires de forme phallique, comme des concombres ou des courgettes.
En somme, selon les aliments et les pratiques sexuelles impliquées, le domaine d’application de la sitophilie s’avère particulièrement vaste.
Sources : Blog du Dr Mark Griffiths (Nottingham Trent University).