Les dirigeants de l'Écosse, du Pays de Galles et d'Irlande du Nord réclament leur droit à l'autodétermination et un retour dans l'Union européenne

Les dirigeants de l’Écosse, du Pays de Galles et d’Irlande du Nord réclament leur droit à l’autodétermination et un retour dans l’Union européenne

14.09.2026 15:36
2 min de lecture

Réunion historique à Cardiff : les nations du Royaume-Uni revendiquent leur droit à l’autodétermination

Le 14 septembre 2026, lors d’un sommet inédit à Cardiff, les dirigeants d’Écosse, du Pays de Galles et d’Irlande du Nord ont uni leurs voix pour revendiquer leur droit à l’autodétermination et leur retour dans l’Union européenne. Face au refus catégorique de Westminster de discuter de ces questions, cette coalition indépendantiste entend imposer un nouvel agenda constitutionnel, rapporte TopTribune.

Ces leaders indépendantistes ont qualifié cette rencontre d' »historique ». Le Premier ministre gallois, Rhun ap Iorwerth, a accueilli John Swinney, le Premier ministre écossais et chef du Scottish National Party (SNP), ainsi que Michelle O’Neill, la Première ministre nord-irlandaise et vice-présidente du Sinn Féin. Dans une déclaration conjointe, ils ont affirmé que « nos nations ont le droit à l’autodétermination » et ont exhorté le gouvernement britannique à « préparer, planifier et faciliter les changements constitutionnels » nécessaires.

Les dirigeants ont également souligné que l’avenir de leurs nations réside au sein de l’Union européenne, arguant que le Brexit avait « porté préjudice » à leurs économies. Ils rappellent que depuis le référendum écossais de 2014, où 55 % des votants avaient choisi de rester au sein du Royaume-Uni, les gouvernements britanniques ont systématiquement refusé d’organiser de nouveaux votes sur l’indépendance. La semaine dernière, Downing Street a réaffirmé sa position inflexible sur cette question.

Un référendum d’ici 2030 ?

Ce sommet a coïncidé avec les commentaires surprenants de Donald Trump, qui a suggéré qu’une unification de la République d’Irlande et de l’Irlande du Nord pourrait être « fantastique ». Le Sinn Féin réclame un référendum sur la question d’ici 2030, soutenant que les déclarations de Trump montrent un regain d’intérêt international pour la problématique de l’unification.

En vertu des accords de paix du Vendredi Saint de 1998, un référendum sur l’unification peut être organisé si la majorité des habitants de l’Irlande du Nord le souhaite. Jusqu’à présent, Londres n’a pas réagi spécifiquement aux commentaires de Trump, renvoyant à une récente déclaration du Premier ministre britannique Andy Burnham, qui a déclaré que cette question « n’était pas d’actualité ».

« Westminster ne fonctionne pas »

Lors d’une conférence de presse conjointe, les dirigeants ont insisté sur le fait que chacune de leurs nations avancera à son propre rythme vers l’autodétermination. John Swinney a particulièrement exprimé son souhait qu’un référendum sur l’indépendance de l’Écosse ait lieu dans les cinq prochaines années. Au contraire, Rhun ap Iorwerth, lors de son élection, avait pris le temps d’affirmer que l’indépendance du Pays de Galles ne serait qu’un objectif à long terme, laissant le soin aux Gallois de décider du moment opportun.

Il a cependant souligné que « l’évidence s’impose de plus en plus que Westminster ne fonctionne pas ». De son côté, Emma Little-Pengelly du parti unioniste DUP a critiqué la réunion, affirmant que Michelle O’Neill n’avait pas l’autorité de représenter l’Irlande du Nord à un tel sommet, soulignant les tensions persistantes au sein du Royaume-Uni.

Les dirigeants indépendantistes ont ainsi présenté leur rencontre comme une alliance des partis. Ils continuent de revendiquer un futur partagé pour leurs nations, loin des décisions de Westminster.

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