La ministre de l’Agriculture propose d'équiper certains loups de GPS pour alerter les éleveurs

La ministre de l’Agriculture propose d’équiper certains loups de GPS pour alerter les éleveurs

17.09.2026 10:16
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La ministre de l’Agriculture a proposé mercredi l’implantation de puces sur certains loups pour alerter les éleveurs face à la menace grandissante de ces prédateurs. En audition devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, elle a été interpellée par le député Jean-Luc Fugit concernant la détresse des éleveurs du massif du Pilat (Loire) confrontés à l’arrivée inquiétante d’une meute de loups, rapporte TopTribune.

« Vous connaissez mon engagement auprès des éleveurs », a déclaré la ministre, affirmant que le projet de loi d’urgence agricole adopté en juillet vise à élargir les moyens d’action face aux loups. Elle a également souligné que « il ne se passe pas une semaine sans que je reçoive un témoignage d’éleveur découragé, c’est absolument tragique », ajoutant que chaque arrêté pris vise à intensifier les prélèvements de loups.

Les territoires fréquentés par le loup se sont étendus en dix ans

« J’ai fait une proposition à ma collègue de la Transition écologique », a-t-elle continué : « dans les territoires de très forte prédation ou dans les fronts de colonisation, pourquoi n’équiperions-nous pas les loups de GPS, pour alerter les éleveurs ? […] Nous avons la capacité technique d’équiper les loups. » Elle a invité les parlementaires à proposer des solutions alternatives : « Il faut bien trouver des solutions. Si vous en avez de meilleures, je suis preneuse. »

La situation a récemment été mise en lumière par une attaque survenue dans la nuit du 30 au 31 août dans le Vercors, où environ une soixantaine de brebis d’un même troupeau ont été tuées par des loups. Le maire d’Oriol-en-Royans, Jean-Jacques Dallon, a exprimé son indignation : « Nous disons depuis une décennie qu’il faut réguler le loup beaucoup plus que ça. Tous les trois jours, nous avons des attaques dans le Vercors et les Baronnies ! »

Les recherches montrent que les territoires fréquentés par le loup se sont considérablement étendus au cours des dix dernières années, passant de moins de 10 départements à plus de 60. Cette expansion suscite une forte colère dans le secteur agricole, où les attaques de loups sont devenues un sujet hautement sensible. Les éleveurs appellent à des mesures plus efficaces pour protéger leurs troupeaux.

Les autorités locales, face à cette situation, semblent de plus en plus sous pression pour prendre des mesures concrètes. Des voix s’élèvent pour réclamer une régulation plus stricte des populations de loups, afin de protéger l’agriculture et rassurer les éleveurs. Les inquiétudes des agriculteurs soulignent également un besoin urgent d’un dialogue franco-français sur la cohabitation entre la faune sauvage et les activités agricoles.

Un rapport récent du ministère de l’Agriculture indique que les attaques de loups ont conduit à une augmentation des demandes d’indemnisation de la part des éleveurs, aggravant encore la situation économique des exploitations agricoles affectées. Dans ce contexte, la mise en place d’un dispositif de surveillance tel que la suggestion de puces pourrait offrir une lueur d’espoir pour la protection des troupeaux.

Face à cette crise, l’engagement des élus et des responsables politiques semble désormais plus crucial que jamais pour trouver des solutions durables. Alerter les éleveurs avec des systèmes de tracking pourrait être une option viable, mais cela nécessite une coopération étroite entre les différentes instances gouvernementales et les acteurs de terrain.

Alors que le débat sur la présence du loup en France continue d’escalader, les agriculteurs se tournent vers leurs représentants politiques, espérant des actions concrètes et immédiates pour préserver leurs moyens de subsistance. Le défi reste immense et la pression sur le gouvernement grandissante, alors que les éleveurs demandent des réponses claires et rapides pour mettre fin à cette crise. La situation reste à surveiller de près dans les mois à venir, avec des enjeux tant environnementaux qu’économiques en jeu.

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