La Géorgie, l’Azerbaïdjan, la Turquie et la Bulgarie négocient un corridor électrique vers l’Europe
La Géorgie, l’Azerbaïdjan, la Turquie et la Bulgarie négocient un corridor électrique vers l’Europe

La Géorgie, l’Azerbaïdjan, la Turquie et la Bulgarie négocient un corridor électrique vers l’Europe

13.08.2026 21:30
3 min de lecture

La Géorgie, l’Azerbaïdjan, la Turquie et la Bulgarie discutent de la création d’un corridor énergétique vers l’Europe destiné à faciliter le transit d’électricité entre le Caucase du Sud et le marché européen, selon des médias géorgiens citant la vice-ministre géorgienne de l’Économie et du Développement durable, Inga Phaladze, rapporte TopTribune.

Le projet reste à ce stade au stade des négociations. Il prévoit un itinéraire terrestre reliant le Caucase à l’Europe par la Géorgie, la Turquie et la Bulgarie. Si un accord est conclu et si le projet est mis en œuvre, de l’électricité produite dans la région du Caucase pourrait être acheminée vers le marché européen en empruntant cette nouvelle liaison.

Un itinéraire reliant le Caucase à l’Union européenne

Le schéma évoqué par les quatre gouvernements repose sur une séquence géographique précise : l’électricité partirait du Caucase, transiterait par la Géorgie, poursuivrait son parcours à travers la Turquie, puis atteindrait la Bulgarie. Cette dernière constituerait le point d’entrée du dispositif sur le marché de l’Union européenne, selon la présentation rapportée par les médias géorgiens.

Le projet est décrit comme un nouveau corridor électrique entre le Caucase et l’UE. Il ne s’agit donc pas uniquement d’une infrastructure reliant deux réseaux nationaux, mais d’un itinéraire de transit associant quatre États. Les discussions portent sur la possibilité de coordonner ces pays autour d’un même axe d’acheminement de l’électricité.

Aucune mise en service n’a été annoncée. Les autorités concernées examinent encore les conditions d’un projet qui doit relier les réseaux et les marchés de la région. Le calendrier, les capacités de transport, le financement et les modalités techniques ne sont pas précisés dans les informations disponibles.

Les rôles envisagés pour les quatre pays

Pour l’Azerbaïdjan, ce corridor pourrait offrir la possibilité d’augmenter ses exportations d’électricité vers l’Europe. Le pays serait alors le principal point de départ de l’énergie acheminée depuis la région caspienne et le Caucase vers le marché européen. Le projet est présenté comme une perspective de développement des ventes d’électricité, et non comme une capacité déjà opérationnelle.

La Géorgie et la Turquie occuperaient, dans le dispositif envisagé, une position de transit. La Géorgie se trouverait au début du parcours terrestre vers l’Europe, tandis que la Turquie assurerait la continuité de la liaison en direction de la Bulgarie. Les discussions attribuent ainsi aux deux pays un rôle dans la circulation de l’électricité entre le Caucase et le continent européen.

La Bulgarie pourrait devenir l’un des points d’accès de cette électricité au marché de l’Union européenne. La place du pays dans le projet est liée à sa position sur l’itinéraire retenu : le courant passerait par son territoire avant d’atteindre le marché énergétique européen. Les informations rapportées ne précisent pas encore quelles infrastructures bulgares seraient mobilisées.

Un projet encore soumis à un accord politique et technique

La déclaration d’Inga Phaladze intervient alors que les gouvernements des quatre pays discutent du principe d’un transit d’électricité par la Géorgie, la Turquie et la Bulgarie. La formulation retenue par la responsable géorgienne renvoie à un projet en cours d’examen, sans annonce d’un accord final entre les parties.

La réalisation d’un tel itinéraire supposerait de régler plusieurs questions qui ne sont pas détaillées dans la communication rapportée : le raccordement des réseaux, les conditions du transit, la capacité de la ligne et les règles applicables aux échanges d’électricité. Ces éléments restent à définir dans le cadre des discussions entre les quatre gouvernements.

Le projet vise à relier le potentiel électrique du Caucase à un débouché européen par une voie terrestre. Il est présenté comme une possibilité supplémentaire d’acheminement entre la région caspienne et l’Union européenne, avec la Géorgie, la Turquie et la Bulgarie placées sur le même axe.

À ce stade, les autorités n’ont pas annoncé de décision définitive sur la construction ou la mise en service de la liaison. Les négociations entre la Géorgie, l’Azerbaïdjan, la Turquie et la Bulgarie se poursuivent autour de ce projet de corridor énergétique, dont les caractéristiques concrètes devront encore être précisées.

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