Un élève exclu du collège en été après des critiques de sa mère sur l'enseignement

Un élève exclu du collège en été après des critiques de sa mère sur l’enseignement

13.08.2026 21:56
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À quelques semaines de la rentrée, une famille du Jura a appris que son fils ne serait finalement pas réinscrit en 4e au collège Notre-Dame de la Salette, à Voiteur. L’établissement invoque une rupture du dialogue avec les parents, tandis que la mère estime que son fils est sanctionné pour avoir exprimé des critiques sur l’enseignement, rapporte TopTribune.

C’est un courrier reçu le 3 août qui a informé la famille que la rentrée de leur fils au collège Notre-Dame de la Salette, à Voiteur (Jura), n’aurait finalement pas lieu. Bien que l’élève ait validé son passage en classe de 4e à la fin de l’année scolaire, la direction a pris cette décision sans explication claire concernant la réussite académique de l’étudiant.

Dans sa lettre, la cheffe d’établissement Habiba Sonntag explique que la décision résulte de « votre insatisfaction pédagogique » et d’une « réflexion approfondie ». Elle mentionne des « questionnements récurrents sur des méthodes d’enseignement et des modalités d’évaluation », ainsi qu’une « divergence profonde » entre la famille et l’équipe éducative.

« C’est à cause de moi »

Pour la mère de l’élève, interrogée par Le Progrès, cette situation est d’autant plus difficile à comprendre qu’elle ne repose pas sur le comportement de son fils. Celui-ci a terminé sa classe de 5e avec une moyenne générale de 14,7 sur 20 et n’a pas fait l’objet de problèmes disciplinaires.

Reconnaissant avoir exprimé régulièrement ses interrogations concernant les pratiques pédagogiques, la mère, ancienne déléguée des parents d’élèves, déclare : « C’est à cause de moi qu’ils refusent l’inscription de mon fils pourtant validée fin juin. » Elle juge la décision « illégale et abusive », car aucun avertissement ni conseil de discipline n’a précédé cette absence de réinscription. La famille a adressé un recours gracieux à l’établissement, au rectorat et à la direction de l’enseignement catholique de Franche-Comté, tout en consultant un avocat et en envisageant une action en justice si aucune issue n’est trouvée.

La situation se complique pour la famille, qui doit désormais chercher un nouvel établissement pour la rentrée, alors que la petite sœur de l’élève est également scolarisée à Voiteur.

« Une rupture du contrat de confiance »

De son côté, la directrice assume sa décision, expliquant au Progrès qu’elle découle d’un processus engagé depuis plusieurs mois, marqué par plusieurs désaccords avec l’équipe pédagogique, dont un recours auprès de la direction diocésaine.

La cheffe d’établissement conteste l’idée d’une exclusion disciplinaire. Elle précise qu’il s’agit d’une décision de ne pas renouveler la scolarisation de l’élève, motivée par une « rupture du contrat de confiance » entre la famille et l’établissement. Selon elle, les parents ont remis en question à plusieurs reprises les compétences pédagogiques de certains enseignants. Elle justifie l’envoi de la lettre en plein été par le fait que « plusieurs niveaux de décision » étaient impliqués.

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