La France attendra 2028 pour recevoir ses deux nouveaux Canadair, selon De Havilland

La France attendra 2028 pour recevoir ses deux nouveaux Canadair, selon De Havilland

28.07.2026 20:26
2 min de lecture

La société canadienne De Havilland a confirmé à Calgary que le calendrier de production des futurs Canadair DHC-515 était maintenu, en dépit des attentes croissantes des pays européens face à la recrudescence des feux de forêt. La France, qui participe à cette commande européenne, est attendue pour recevoir ses deux premiers appareils en 2028-2029, tandis que deux autres sont planifiés pour 2032-2033, rapporte TopTribune.

La reprise de la fabrication de ce bombardier d’eau emblématique a débuté en 2024, près de dix ans après son arrêt par Bombardier. Acquis par De Havilland, les droits de l’appareil ont permis de relancer la production grâce à une commande initiale de 22 avions passée par l’Union européenne, ainsi que par la France, l’Espagne, l’Italie, la Grèce, le Portugal et la Croatie.

Un appareil de référence dans la lutte contre le feu

Sur le site de Calgary, le processus d’assemblage demeure largement manuel. « Tous les trous, tous les rivets que vous voyez sur le fuselage ont été faits » et posés « manuellement », précise Victor Ocadiz, directeur des opérations. Capable d’embarquer plus de 6.000 litres d’eau en douze secondes grâce à ses écopes, le Canadair reste un appareil de référence dans la lutte contre les incendies de forêt.

Le carnet de commandes se rapproche désormais des 40 appareils, alors que l’usine ne peut produire qu’une dizaine d’avions par an. En France, le nombre de Canadair disponibles a récemment provoqué un vif débat politique, l’exécutif étant accusé par l’opposition d’avoir annulé une commande de deux appareils en 2024 dans un contexte de restrictions budgétaires. Actuellement, la flotte française se compose de 12 Canadair CL-415, auxquels s’ajoutent quatre DHC-515 commandés, dont deux annoncés en juin.

Le calendrier devra être respecté selon De Havilland

De Havilland soutient toutefois qu’il est capable de honorer les échéances fixées. « Nous avons deux avions à livrer à la France en 2028-2029 […] et les deux avions annoncés le mois dernier pour 2032-2033 », indique Jean-Philippe Côté, responsable de la stratégie. Lorsqu’interrogée sur les dates exactes, une porte-parole de l’entreprise assure qu’elles restent « conformes aux prévisions », sans fournir d’autres précisions.

Le premier DHC-515 assemblé sera livré à la Grèce au début de l’année 2028. Pour relancer cette production interrompue pendant près d’une décennie, De Havilland a dû remettre en fabrication « plus de 50.000 » pièces différentes et « resélectionner de nouveaux fournisseurs, car les fournisseurs précédents n’existaient plus », souligne Jean-Philippe Côté. Cette nouvelle chaîne d’approvisionnement doit également faciliter la maintenance des quelque 160 Canadair plus anciens encore en service dans le monde, notamment en Europe et en Amérique du Nord.

La reconnaissance croissante du rôle des Canadair dans la lutte contre les incendies de forêt intervient alors que les incendies deviennent de plus en plus fréquents et destructeurs en raison des changements climatiques. Les gouvernements engagés dans le programme de commande de ces appareils espèrent que le renforcement de leur flotte aérienne de lutte contre le feu permettra d’atténuer les effets dévastateurs des sinistres estivaux. La situation actuelle appelle à une coopération plus étroite entre les nations européennes pour mieux préparer une réponse collective face à ce fléau.

Dans ce contexte, De Havilland promet des avancées techniques et une amélioration de l’efficacité opérationnelle des avions, afin de répondre aux attentes des différents pays partenaires. Cela pourrait également influencer les décisions politiques au sein de l’Union européenne concernant le financement et la disponibilité des ressources pour lutter contre les incendies de forêt.

En somme, avec la mise en production des Canadair DHC-515, la France et ses partenaires européens visent à établir une réponse plus robuste et adaptable face aux défis croissants posés par les incendies de forêt, tout en tenant compte des impératifs budgétaires et logistiques qui peuvent affecter l’efficacité de leurs interventions.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER