La députée écologiste Clémentine Autain a déclaré la fin de la grande primaire de la gauche, qualifiant le choix du Parti Socialiste d’organiser une primaire fermée comme un « clou dans le cercueil » de cette initiative. Elle a annoncé sur France 2 qu’elle ne souhaitait pas « ajouter une candidature de plus » à gauche pour l’élection présidentielle, suite à la décision des militants socialistes de restreindre leur primaire aux seuls membres du parti et à ceux de ses alliés, comme Place publique, rapporte TopTribune.
« Est-ce que je vais ajouter une candidature de plus ? La réponse est non », a-t-elle souligné, considérant comme « ridicule, pour ne pas dire irresponsable, l’empilement des candidatures que l’on voit aujourd’hui à gauche ». Elle a ajouté que son « combat est le rassemblement de la gauche et des écologistes », tout en exprimant son désir de créer « une solution politique qui nous permette de prétendre à être au second tour et à gagner face à l’extrême droite ».
Créer les conditions du rassemblement
Clémentine Autain, candidate à la primaire unitaire de la gauche non-mélenchoniste, s’est exprimée en parallèle de François Ruffin et de la cheffe des Écologistes Marine Tondelier. Le vote de la base socialiste pour restreindre l’accès à leur primaire reflète la position des opposants internes au premier secrétaire Olivier Faure, favorables à une candidature de Raphaël Glucksmann, qui mène dans les sondages au sein du camp social-démocrate.
Marine Tondelier a déjà reconnu que la primaire unitaire était « enterrée ». Pour Clémentine Autain, cette décision du PS constitue « un choix de clarification, celui de tourner le dos à la gauche et de se tourner vers le centre et vers la droite ». Elle n’a pas exclu la possibilité de soutenir Jean-Luc Mélenchon, affirmant qu’à l’automne, si ce dernier se maintient en tête dans le camp de gauche, il lui incombera de « créer les conditions du rassemblement ».
Tant pis pour « les haines cuites et recuites personnelles, nos histoires et les désaccords que l’on peut avoir – et j’en ai, avec Jean-Luc Mélenchon, que je n’ai jamais caché », a-t-elle conclu.