Jean-Louis, agriculteur du Tarn, s'exprime sur l'affaire Jubillar et son soutien au collègue accusé

Jean-Louis, agriculteur du Tarn, s’exprime sur l’affaire Jubillar et son soutien au collègue accusé

08.08.2026 11:06
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La colère et l’émotion des habitants de Saint-Sernin-les-Mailhoc après les aveux de Cédric Jubillar

Les aveux de Cédric Jubillar, ainsi que la découverte de restes osseux sur une parcelle agricole à Mailhoc, continuent de provoquer une onde de choc dans le Tarn. Jean-Louis, agriculteur et exposé au public grâce à la 20e saison de « L’Amour est dans le Pré », exprime son indignation et son soutien envers son collègue agriculteur, dont le terrain est devenu malgré lui le centre d’une affaire criminelle majeure, rapporte TopTribune.

À Saint-Sernin-les-Mailhoc, un hameau de Cagnac-les-Mines, la gravité de la situation est palpable. Jean-Louis, qui ressent une profonde connexion avec le territoire, a du mal à contenir son émotion. Il parle du sort tragique de Delphine Jubillar, soulignant que « cette pauvre Delphine, elle n’a rien demandé » et que sa dépouille a été « mélangée à du fumier » par un auteur des faits qu’il décrie comme un « abruti ».

« À 99 %, c’était prémédité »

Jean-Louis considère le choix de l’endroit comme symboliquement insoutenable. « À 99 %, c’était prémédité », déclare-t-il, faisant référence à la manière dont Cédric Jubillar a choisi de cacher le corps de sa femme. En tant qu’agriculteur, il sait que l’utilisation du fumier facilite la décomposition et rend la découverte de restes humains presque impossible.

Récemment, la découverte de deux ossements a suscité de vives inquiétudes. « Par chance, entre guillemets, nous avons retrouvé deux ossements. Mais je peine à croire que d’autres éléments puissent être retrouvés », déclare Jean-Louis, qui sait combien il est difficile de retrouver des restes dans un environnement aussi chargé de débris agricoles.

Jean-Louis tient à défendre son confrère, l’agriculteur propriétaire du terrain. « Cet agriculteur, j’ai de la compassion pour lui. On ne voit pas de ce qui se passe », dit-il, exprimant une solidarité face à une situation tragique qui aurait pu toucher n’importe quel agriculteur de la région. « Il doit vivre de sales moments et il faut lui dire toute notre solidarité. »

« On en est tous malades »

Les répercussions psychologiques de cette affaire sur les habitants de Saint-Sernin-les-Mailhoc sont considérables. « Cette affaire a fait beaucoup parler, surtout pendant les fouilles à côté de chez nous. On en est tous malades », confie Jean-Louis, qui, comme beaucoup d’autres, a été impliqué dans les recherches au début de la disparition de Delphine Jubillar.

La colère face aux mensonges de Cédric Jubillar demeure intense. « Il a menti durant des années et maintenant il avoue pour réduire sa peine ? C’est inimaginable », affirme Jean-Louis, traduisant ainsi un sentiment largement partagé auprès des habitants.

Enfin, il exprime une dernière indignation : « Cédric, si tu sors un jour, change de pays parce que si on te croise… ». Cette phrase fait écho à un sentiment général de révolte face à l’inhumanité des actes reprochés.

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