Interdiction d'un concert de LFI à Paris pour la Fête de la musique en raison de personnalités controversées

Interdiction d’un concert de LFI à Paris pour la Fête de la musique en raison de personnalités controversées

18.06.2026 09:06
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A Paris, le préfet de police a décidé d’utiliser son veto contre LFI. Le mouvement ne compte cependant pas en rester là alors que son concert organisé place de la République dimanche à l’occasion de la Fête de la musique a été interdit mercredi, rapporte TopTribune.

Dans un arrêté publié en début de soirée, le préfet de police, Patrice Faure, justifie cette interdiction par la présence au concert de personnalités comme le Comité Adama et de sa fondatrice Assa Traoré, ainsi que du rappeur Médine. Le préfet considère que le Comité Adama incite à s’en prendre aux forces de l’ordre, citant le slogan « tout le monde déteste la police », et reproche au rappeur des propos incitant à la haine.

Mélenchon dénonce « un scandale démocratique »

Le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard, a annoncé un recours contre cette décision, tandis que Jean-Luc Mélenchon a dénoncé sur son compte X « un scandale démocratique grave en période électorale ». Le candidat Insoumis à la présidentielle a également affirmé que le préfet de police avait agi « à la demande du président du Crif, Yonathan Arfi, et du maire PS de l’arrondissement Paris Centre, Ariel Weil ».

« Pour LFI, la musique n’est pas une fin, c’est un moyen, au service d’un agenda politique. […] Ce concert est légal, mais est-il pertinent pour la démocratie ? », a écrit lundi sur X Yonathan Arfi. « Non, il n’est pas possible de récupérer la fête de la musique à des fins politiques. Compte tenu des foules qui seront dans la rue pour danser et chanter, c’est un danger pour l’ordre public et la sécurité », a ajouté Ariel Weil.

Bompard en appel à Nuñez

Dans son arrêté, Patrice Faure indique que « cet évènement risque d’attirer un public hostile aux forces de l’ordre et de donner lieu à la diffusion de propos appelant à la haine, à la discrimination ou à la violence envers les institutions ». Il souligne que ce concert intervient « dans un contexte politique très polarisé […] qui nourrit les velléités d’affrontements ».

De son côté, Manuel Bompard « alerte solennellement sur les dangers que fait peser sur le déroulement de la prochaine élection présidentielle ce type de pratiques autoritaristes visant à instrumentaliser les problématiques de maintien de l’ordre à des fins politiques ». Il demande donc au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, « de prendre les dispositions nécessaires pour garantir une campagne présidentielle libre et équitable ».

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