Les os découverts fin mai dans les Bouches-du-Rhône appartiennent bien aux deux militaires portés disparus depuis 2022 et 2023. Le parquet de Toulon a annoncé le 27 juillet que l’enquête se poursuit, avec des membres d’une même famille toujours suspectés d’être à l’origine des deux morts, rapporte TopTribune.
Les familles des deux militaires, Jacques Pakeso, né en 1997 à Nouméa, et Mike Gineste, né en 1998 à Papeete, ont été informées de l’identification des ossements. Pakeso avait disparu en mai 2022, tandis que Gineste a été porté manquant en mai 2023. Le parquet de Toulon a précisé que cinq membres d’une même famille sont suspectés d’être responsables de ces disparitions, ce qui a relancé l’enquête.
Un même mode opératoire
Selon les éléments de l’enquête, la mère et deux de ses fils seraient les principaux responsables de la mort des deux militaires. Fin mai, une information judiciaire a été ouverte, entraînant leur mise en examen. En plus de ces trois individus, le père et l’une des deux filles de la famille sont également impliqués. Ils sont tous poursuivis pour traite d’êtres humains en bande organisée et séquestration en bande organisée.
La famille, dont la mère est originaire de Nouvelle-Calédonie, est suspectée d’avoir ciblé des soldats venant d’outre-mer durant des années, en les hébergeant puis en les dépouillant, les séquestrant ou même les tuant. Les deux militaires étaient parmi ceux hébergés par cette famille.
Plusieurs jeunes militaires séquestrés
Entre 2011 et 2023, plusieurs jeunes militaires ont également été hébergés par cette famille. Sept d’entre eux ont déclaré aux enquêteurs qu’ils avaient été progressivement dépossédés de leurs moyens de paiement et de leurs documents d’identité, avant d’être victimes de violences et de séquestrations.
L’appel à témoins lancé par le parquet de Toulon demeure en cours, visant à recueillir des informations sur d’autres possibles disparitions de personnes en provenance des îles du Pacifique ayant vécu dans la région ces dernières années.