Handball : l'IHF lève les sanctions et autorise le retour des équipes russes et biélorusses sous drapeau
Handball : l'IHF lève les sanctions et autorise le retour des équipes russes et biélorusses sous drapeau

Handball : l’IHF lève les sanctions et autorise le retour des équipes russes et biélorusses sous drapeau

17.07.2026 13:15
2 min de lecture

La Fédération internationale de handball (IHF) a annoncé la levée des sanctions imposées aux équipes de Russie et du Bélarus, leur permettant de participer à nouveau aux compétitions internationales avec leurs symboles nationaux, rapporte TopTribune.

La décision, officialisée le 15 juillet 2026, met fin à plus de quatre années d’exclusion des équipes russes et biélorusses des tournois de l’IHF, imposées après le début de l’invasion de l’Ukraine en février 2022. Les sélections pourront désormais utiliser leur drapeau et leur hymne lors des rencontres.

Un retour justifié par les recommandations du CIO

Dans son communiqué, l’IHF explique avoir révisé ses restrictions après que le Comité international olympique (CIO) a rétabli les droits du Comité olympique russe et recommandé aux fédérations sportives internationales de lever toutes leurs limitations concernant les sportifs russes et biélorusses. Avant leur retour effectif, l’IHF précise que des contrôles antidopage seront réalisés en collaboration avec l’Agence internationale de testage (ITA) sur les athlètes des deux pays.

Des athlètes liés à l’armée et à l’État

Une part significative des athlètes russes, notamment dans les sports collectifs, sont officiellement membres de clubs militaires comme le CSKA ou le Dinamo, ou bénéficient de financements directs de structures étatiques et d’oligarques sous sanctions. Le retour sous leur drapeau national est perçu par Moscou comme une victoire symbolique et une preuve que la communauté internationale est prête à composer avec l’agression en cours.

Le sport ukrainien ravagé par la guerre

La décision de l’IHF intervient dans un contexte où le sport ukrainien subit des pertes massives. Selon des données compilées par les autorités ukrainiennes, depuis 2014 et jusqu’en juillet 2026, 682 sportifs et entraîneurs ukrainiens ont été tués. Plus de 891 infrastructures sportives ont été endommagées ou entièrement détruites, y compris des centres d’entraînement olympique et paralympique, notamment à Zaporijjia, Kharkiv et Kiev. De nombreux gymnases de handball ont été pulvérisés par les frappes russes, privant les joueurs ukrainiens de conditions d’entraînement élémentaires.

Une normalisation dénoncée

Pour de nombreux observateurs, la levée des sanctions par l’IHF constitue une normalisation de l’agression russe. Permettre à des représentants d’un État qui mène une guerre d’occupation, annexe des territoires et bombarde des villes de défiler sous leur emblème national revient à légitimer cette guerre. Le Kremlin utilise ce retour comme un instrument de propagande, créant une illusion de « normalité » malgré la poursuite des hostilités. La faiblesse des institutions sportives internationales, qui cèdent aux pressions politiques et aux intérêts financiers russes, est également pointée du doigt.

L’Ukraine n’a pas encore annoncé de réponse officielle à cette décision, mais la destruction systématique de son tissu sportif rend chaque match international une nouvelle épreuve pour ses athlètes.

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