Compréhension de la « maladie des loisirs »
Le phénomène dit de la « maladie des loisirs », ou « leisure sickness » en anglais, a été introduit par Ad Vingerhoets, professeur émérite de psychologie clinique et de la santé à l’Université de Tilburg (Pays-Bas), au début des années 2000. Selon ses recherches, cette affection touche principalement les individus soumis à une pression professionnelle intense. Un point commun est observable : tous éprouvent des difficultés à passer d’un rythme de travail soutenu à un état de repos, rendant la « déconnexion » problématique, rapporte TopTribune.
Pas une véritable maladie
Depuis les premières recherches sur le sujet, la « maladie des loisirs » demeure peu étudiée et aucun consensus scientifique solide n’a été établi. Toutefois, les spécialistes s’accordent à dire que les symptômes liés à cette condition reflètent souvent un excès de stress cumulatif au fil du temps.
En effet, lors d’une exposition prolongée au stress, le corps libère des quantités accrues d’adrénaline et de cortisol. Bien que ces hormones soient bénéfiques à court terme, leur production continue peut affaiblir le système immunitaire. Pendant les périodes de stress intense, le corps parvient à résister. Cependant, dès que la pression diminue, il devient plus vulnérable, ouvrant la voie à la fatigue et à des infections.
Ces petits maux peuvent également dissimuler une problématique plus profonde liée à la difficulté de se déconnecter. Certaines personnes ressentent une angoisse face au vide. Le repos, bien que nécessaire, peut se transformer en source de désorientation. Quoi qu’il en soit, il est crucial de prêter attention à ces signaux. Si votre organisme ne tolère pas le ralentissement, il serait judicieux d’en discuter avec un professionnel de santé.