Des artefacts antiques découverts en Égypte éclairent les pratiques funéraires anciennes.
Des archéologues ont mis au jour dix-huit tombes anciennes dans une ville égyptienne située sur les rives de la Méditerranée, à environ 100 kilomètres à l’ouest d’Alexandrie. Ce cimetière, datant de la période ptolémaïque ou romaine, contient de nombreux artefacts, dont des langues en or censées permettre un contact avec les dieux dans l’au-delà, rapporte TopTribune.
Les sépultures, enfouies à différentes profondeurs, renfermaient également un autel imitant une fausse porte. Hesham Hussein, représentant du ministère égyptien du Tourisme, souligne que, selon les croyances égyptiennes, cette porte symbolisait le lien entre les vivants et les morts.
Les découvertes précédentes de langues en or suggèrent que ces artefacts étaient conçus comme des amulettes funéraires. «Elles sont généralement interprétées comme destinées à permettre au défunt de parler dans l’au-delà, en particulier lors du jugement devant Osiris», précise Hussain.
Symbolisme et interprétation des artefacts
Les chercheurs ont aussi identifié une langue ayant l’apparence de l’Œil d’Horus, symbole de protection. Ce type d’objet était souvent utilisé pour écarter le mauvais œil. Toutefois, des doutes subsistent quant à l’authenticité de certains artefacts. Attilio Mastrocinque, archéologue à la retraite, a noté qu’un objet pourrait représenter un épi de blé, un symbole de fertilité, plutôt qu’une langue en or.
Krzysztof Jakubiak, archéologue à l’Université de Varsovie, appelle à la prudence avant de tirer des conclusions sur les motifs iconographiques des découvertes. Il met en avant la nécessité de mener des analyses approfondies pour éviter des interprétations hâtives, notamment concernant l’autel, qui pourrait ne pas être un objet complet.
Parmi les autres découvertes notables figure un sarcophage en granit dont le couvercle était scellé, ainsi qu’une statue incomplète d’Aphrodite, dont le contexte spatial pourrait éclairer les pratiques cultuelles dans ce complexe funéraire. Dorota Dzierzbicka, directrice de la mission, indique que ces découvertes révèlent une coexistence culturelle riche entre les traditions égyptiennes et gréco-romaines, enrichissant notre compréhension des pratiques funéraires passées.