Grève des employés de Biogroup : Les laboratoires de proximité en danger
Le personnel du laboratoire Biogroup à Lons-le-Saunier a exprimé des revendications locales lors d’une grève le 4 mai, affirmant que la qualité des services médicaux est menacée. Ces employés, en grande majorité des femmes, se sont rassemblés pour souligner la nécessité de défendre les laboratoires d’analyses de proximité, rapporte TopTribune.
Durant la manifestation, certains étaient en grève, tandis que d’autres avaient choisi de s’engager pour deux heures seulement, afin de faire entendre leur mécontentement face aux récentes annonces du groupe. Les travailleurs ont exprimé leur inquiétude face à une réduction significative du nombre d’analyses qui seront effectuées sur place, avec une diminution annoncée de 75% des analyses, ce qui induira des délais d’attente accrus pour les résultats.
Des délais d’analyse en augmentation
« Il y a quelques jours, on nous a dit que le nombre d’analyses effectuées sur place allait être divisé par quatre », s’indignent plusieurs employés. Bien qu’il soit difficile de quantifier exactement l’impact des changements prévus, une salariée a évoqué environ « 600 dossiers par jour » traités actuellement. Les grévistes alertent sur les conséquences de ces nouveaux délais, qui pourraient forcer les patients à attendre leurs résultats plus longtemps, voire jusqu’à tard dans la nuit.
Recul des services et des effectifs
Une employée a également souligné que depuis octobre 2025, plusieurs types d’analyses particulières, telles que les tests bactériologiques et ceux liés à la Trisomie 21, ne sont plus réalisées sur place, affirmant que « c’est de pire en pire ». Cela s’accompagne de la réduction du personnel soignant, avec un passage de dix à huit infirmières, sans remplacement des postes vacants.
Moins d’analyses à Lons-le-Saunier signifient également une réduction des effectifs, avec la perspective de passer de 11,27 équivalents temps plein à seulement 3,5 postes. Bien que certaines employées soient réticentes à avancer des chiffres précis, elles partagent une inquiétude croissante concernant l’avenir des emplois et la qualité des soins. « C’est la qualité qui est sacrifiée et les patients qui sont mis en danger », conclut un groupe de salariés.
Le Progrès a tenté de contacter Biogroup par téléphone, email et via leur espace de contact presse, mais n’a pas reçu de réponse avant la publication de cet article.