Antoine Griezmann se trouve à un pas de réaliser un rêve rare pour un footballeur : conclure sa carrière européenne par une finale de Ligue des champions. Le Français, qui s’apprête à rejoindre Orlando en Floride pour évoluer dans une ligue souvent perçue comme celle des footballeurs en fin de carrière, affrontera Arsenal le mardi 5 mai pour le match retour de la demi-finale, après un nul de 1-1 au match aller, rapporte TopTribune.
Le défi s’annonce de taille. À 35 ans, Griezmann et ses coéquipiers devront déjouer le plan de jeu d’Arsenal, entraîné par Mikel Arteta. Cette équipe, aux nombreux atouts, est reconnue pour sa défense solide et un jeu particulièrement maîtrisé en Premier League. Les Colchoneros devront faire preuve de créativité et d’agressivité pour espérer décrocher une place pour la finale à la Puskas Arena de Budapest, prévue pour le 30 mai prochain.
Le système de jeu proposé par Diego Simeone, souvent critiqué pour son approche défensive surnommée « Cholo-taka », exige de Griezmann qu’il soit le moteur de l’équipe, capable de faire circuler le ballon et de préparer les contre-attaques. Ce style de jeu, frileux et peu offensif, pourrait rendre la tâche encore plus complexe face à une défense aguerrie et bien organisée.
Discipline et abnégation
Lors de la première manche de ce face-à-face, les hommes de Simeone ont encaissé un but juste avant la mi-temps, Viktor Gyökeres ayant inscrit un penalty à la 44ᵉ minute. Cependant, l’équipe a su se ressaisir : un deuxième penalty, transformé par Julian Alvarez à la 56ᵉ minute, a permis à l’Atléti de revenir au score. Griezmann, sur cette action, a été décisif, touchant même la barre transversale, avant que le match ne se referme complètement.
D’autres équipes, comme Manchester City, ont prouvé que la défense d’Arsenal pouvait être mise à mal. L’équipe de Pep Guardiola a su capitaliser sur des actions collectives pour marquer à deux reprises contre les Gunners, mettant en lumière des fragilités dans leur jeu, qui, bien que solide, présente des limites.
« Arsenal est favori grâce à l’avantage du match retour à domicile », souligne Xavier Barret, consultant sportif. Cependant, Benjamin Moukandjo, ancien international camerounais, insiste sur le fait que les blessures et la forme incertaine de certains joueurs pourraient nuire aux Gunners dans ce crucial affrontement.
Homme du match
Griezmann, désigné homme du match lors du premier acte, devra intensifier son impact pour donner une chance aux Rojiblancos de se qualifier. Dans une interview accordée à l’UEFA, il avait exprimé son attachement à l’Atlético, révélant qu’une victoire en Ligue des champions serait le moyen de panser une « blessure très profonde » laissée par les défaites passées en finale.
Le « Petit Prince » n’épargne pas d’éloges à l’égard de son club, louant la passion des supporters et l’esprit de travail qui l’ont toujours séduit.
« Souffrir, y croire, gagner »
Diego Simeone, qui compte sur Griezmann depuis 2011, a bâti son équipe autour de lui. Leur relation de confiance est mutuelle : « Je pense qu’au bout du compte, il m’a tout donné et je lui ai tout donné, » avoue Griezmann. Ce soir-là, il faudra qu’il mobilise toutes ses ressources, et une touche de folie, pour briser la malédiction qui a frappé l’Atléti lors des finales de 1974, 2014 et 2016.
Pour Griezmann, la stratégie pour le match à Londres est claire : « Il faut bien travailler tactiquement. » Des ajustements réalisés à la mi-temps lors de la première rencontre ont permis à l’équipe d’aborder le second acte sous un nouveau jour. « Souffrir, y croire, gagner », comme l’a si bien résumé le quotidien sportif espagnol Marca, devrait résonner comme une devise lors de ce match décisif.