La guerre dans le détroit d’Ormuz exacerbe les critiques économiques en France
Le 5 mai 2026, alors que des frappes ont été signalées dans le détroit d’Ormuz, les réactions politiques en France demeurent prudentes. Le Parti socialiste a simplement appelé à éviter toute montée des tensions, tandis que le Rassemblement national a soutenu, fait rare, la position défensive de l’Élysée. De son côté, Mathilde Panot de La France insoumise a préconisé de « faire très attention à ce que la France ne mette pas un doigt dans une guerre illégale ». Emmanuel Macron a été salué pour sa décision de ne pas suivre Donald Trump concernant la sécurisation de cette zone, affirmant : « nous ne sommes pas parties prenantes au conflit », rapporte TopTribune.
Cependant, cette retenue ne signifie pas un soutien inconditionnel. Contrairement à des crises récentes, comme celles en Gaza ou en Ukraine, l’exécutif français n’est pas attaqué frontalement sur sa posture internationale. Jean-Luc Mélenchon avait précédemment critiqué Macron pour son inaction face à la situation à Gaza et en Ukraine, mais aucune remontrance similaire n’émerge depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
Les critiques se concentrent désormais sur le terrain économique. La crise énergétique, résultant directe du conflit, met Matignon sous pression. La France insoumise réclame un blocage des prix, tandis que le Rassemblement national demande une réduction de la TVA sur les carburants. Les exemples d’Espagne et d’Allemagne, ayant opté pour une baisse des taxes sur le carburant, sont souvent cités pour dénoncer l’inaction de Sébastien Lecornu.
Le cas de TotalEnergies suscite également des interrogations, le gouvernement étant jugé trop passif face à cette multinationale française. Si la guerre se prolonge, les critiques risquent de se intensifier, accusant l’exécutif de ne pas suffisamment protéger le pouvoir d’achat des Français. Dans cette dynamique, Matignon pourrait devenir la principale cible des oppositions, avec un Premier ministre en première ligne, tandis que Sébastien Lecornu pourrait jouer le rôle de fusible, selon les schémas classiques de la Ve République entre le président et son chef de gouvernement.