Grève des médecins : le gouvernement recule après dix jours de mobilisation
Vendredi, la ministre de la Santé a annoncé un recul important en réponse à la grève des médecins libéraux, qui a débuté le 5 janvier. Après dix jours de mobilisation, Stéphanie Rist a déclaré sur France Inter qu’elle renonçait à l’encadrement plus strict des arrêts maladie, rapporte TopTribune.
Cette décision fait suite à une réunion avec les syndicats de médecins libéraux, au cours de laquelle la ministre a promis de travailler sur des mesures correspondant à leurs revendications. Elle s’est engagée à déposer un amendement pour supprimer l’obligation imposée dans le projet de loi anti-fraude, qui aurait conduit certains médecins à jongler avec des quotas pour les prescriptions d’arrêts maladie.
Le gouvernement a également renoncé à laisser les autorités sanitaires, telles que l’Assurance-maladie, établir elles-mêmes les tarifs de certains actes médicaux. Jérôme Marty, président de l’Union Française pour une Médecine Libre, a exprimé ses doutes quant à la capacité du gouvernement à maintenir ces promesses, évoquant une « fragilité » politique face à d’éventuelles tensions futures. « La ministre dit qu’elle s’engagera contre ces lois, mais le gouvernement aura-t-il la force de les empêcher ? », s’est-il interrogé.
Il a souligné que, bien que des progrès aient été faits dans les discussions, des « paroles » ne suffisent pas et que des « engagements » concrets sont nécessaires pour répondre aux préoccupations des médecins. « Ce qui est certain, c’est que ces lois votées pourraient faire redémarrer un mouvement fort », a-t-il averti.
La mobilisation n’est pas terminée, et le syndicat a indiqué qu’il publierait prochainement un communiqué de presse sur la suite à donner à leur mouvement. « Nous allons recevoir ce jour une lettre et un communiqué de presse, et ensuite nous communiquerons sur la suite du mouvement, » a conclu Marty.