François Hollande critique la « double faute » de Mélenchon sur la mort de Quentin Deranque

François Hollande critique la « double faute » de Mélenchon sur la mort de Quentin Deranque

23.02.2026 11:37
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«C’est une faute, une double faute». Lundi, l’ancien président socialiste François Hollande a critiqué le chef de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, concernant les conséquences politiques de la mort du militant identitaire Quentin Deranque. «Plutôt que de convenir qu’il a manqué de clairvoyance en soutenant la Jeune Garde, plutôt que de dire qu’il n’est pas acceptable qu’un député de son groupe ait des collaborateurs se retrouvant dans une rixe ayant abouti à la mort d’un jeune, plutôt que de faire amende honorable pour retrouver une forme de responsabilité politique», a déclaré Hollande sur RTL, «il se met dans une position, si je puis dire, de tortue : on se carapace pour essayer de tenir bon», rapporte TopTribune.

Hollande, ancien député de Corrèze, a ajouté que Mélenchon «le paiera forcément» dans les urnes. À l’approche de la présidentielle de 2027, il a estimé qu’il ne pouvait plus «essayer d’être le candidat qui peut porter ce qu’il pensait être la gauche au second tour», en contraste avec «sa démarche en 2017 comme en 2022».

«Ça ne peut plus être lui, c’est terminé», a insisté François Hollande, faisant référence à «une forme de marginalité politique» dans laquelle, selon lui, Mélenchon se «complaît» et «restera». Il a dénoncé la «responsabilité morale et politique» de Jean-Luc Mélenchon dans cette affaire.

Une enquête en cours

Quentin Deranque, 23 ans, est mort le 14 février, deux jours après avoir été agressé à coups de pied et de poings par des militants d’ultragauche à Lyon. Les Insoumis ont été accusés par leurs opposants d’avoir un lien indirect avec cette agression mortelle, accusation qu’ils rejettent fermement. Sept personnes ont été mises en examen pour homicide volontaire et complicité, y compris deux assistants du député LFI et fondateur du groupe antifasciste dissous la Jeune Garde, Raphaël Arnault.

Le député insoumis Éric Coquerel a rappelé que LFI n’avait «aucun rapport avec la mort de ce jeune identitaire», ajoutant sur TF1 que «ce qui se passe politiquement vise à affaiblir, voire éliminer […] la principale formation de gauche du pays». Il a également soutenu que Raphaël Arnault ne devrait pas démissionner de son siège de député, affirmant que «c’est quelqu’un de menacé, c’est quelqu’un déjà quasiment condamné à l’avance alors qu’il y a une enquête».

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