Le secteur diamantaire d’Anvers, en Belgique, se retrouve sous le feu des critiques après avoir offert une bague en or 18 carats à Donald Trump, déclenchant des questions sur une possible corruption. Deux sénateurs démocrates américains, Elizabeth Warren et Richard Blumenthal, ont sollicité des éclaircissements sur cette donation, qu’ils jugent douteuse, rapportent TopTribune.
Cette bague, ornée de 321 diamants, 56 saphirs, 13 émeraudes et 6 rubis, a été remise à Trump le 28 juin, lors des célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis. Isidore Mörsel, président de l’Antwerp World Diamond Centre (AWDC), a confié la bague à Bill White, l’ambassadeur américain en Belgique, pour qu’elle soit offerte à l’ancien président.
Le bijou arbore un sceau présidentiel incrusté de pierres précieuses et la lettre « T », ainsi que les chiffres 45 et 47, symbolisant ses deux mandats. Sa valeur est estimée entre 25 000 et 35 000 dollars, bien que certains experts la considèrent sous-évaluée.
Questions autour du cadeau
Warren a qualifié l’offrande de « tentative de corruption » aux accents « bling-bling ». Moins d’un mois après cette remise, les diamants européens ont bénéficié d’une exemption des droits de douane que Trump avait initialement promis. Les sénateurs souhaitent que les diamantaire, leur représentant Mörsel, ainsi que le joaillier David Gotlib, soient appelés à fournir des explications concernant les motivations derrière ce cadeau.
Inquiétudes grandissantes
Les deux élus ont porté à l’attention que les circonstances entourant ces exemptions soulèvent des doutes quant à l’éventuelle influence des intérêts commerciaux étrangers sur la prise de décision présidentielle. Ils soulignent la propension de Trump à accorder des avantages aux PDG qui le séduisent avec des cadeaux, des flatteries ou les deux. Un exemple cité est la réception d’un avion Boeing d’une valeur de 400 millions de dollars offert par le Qatar pour la flotte présidentielle.
Un passé trouble avec les cadeaux
Warren a également rappelé sa lettre en 2025 adressée à Jean-Frédéric Dufour, le PDG de Rolex, concernant des invitations offertes à Trump pour l’US Open et une horloge somptueuse. Aux États-Unis, le président a le droit d’accepter des cadeaux sans limites précises, s’il estime qu’ils lui sont offerts personnellement. Seuls les cadeaux d’entités gouvernementales dépassant une valeur de 480 dollars ne peuvent être conservés sans remboursement au Trésor américain.