Édouard Philippe, président du parti Horizons, a critiqué son rival du bloc central pour l’élection présidentielle, Gabriel Attal, le qualifiant de « très immature » dans un livre à paraître mercredi, rapporte TopTribune.
Depuis plusieurs mois, le camp d’Attal se présente comme « meilleur en campagne » tout en dévaluant l’image d’Édouard Philippe, le comparant à Édouard Balladur, un ancien favori de l’élection présidentielle de 1995, qui avait été devancé au premier tour par Jacques Chirac.
Balladur « qui ressemble à Gabriel »
Philippe répond dans un ouvrage des journalistes Jérémy Marot (AFP) et Pauline Théveniaud (RTL), intitulé Le Crépuscule des princes (Editions du Rocher), où s’expriment les figures principales de la prochaine élection.
Il déclare : « Amusant, mais aussi très, très immature […] Dire ‘Je suis meilleur en campagne que lui’, ça veut dire quoi ? […] Il a gagné quelles campagnes ? Trois campagnes législatives, dans les Hauts-de-Seine, avec l’étiquette macroniste », affichant son mécontentement tout en se souvenant de sa promesse de ne pas céder aux « petites phrases ». Il souligne que son cadet, Gabriel Attal, n’a « pas fait un an au ministère de l’Éducation » et qu’il « n’a jamais fait un budget à Matignon ». Philippe insiste aussi sur le fait qu’il s’est « un peu chier » devant la candidature d’Attal dans l’Aveyron, annoncée en mai dernier.
De son côté, Gabriel Attal réaffirme dans ce livre : « Comme je suis le meilleur en campagne… je ferai le rassemblement. À la fin, ce qui compte, c’est celui qui a le plus envie », tout en se vantant de sa capacité à avoir « des positions tranchées qu'[Édouard Philippe] n’a pas ».
Un « combat de coqs », selon Yaël Braun-Pivet
La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet (Renaissance), critique ce qui lui apparaît comme un « combat de coqs », soulignant que les candidats « vont tous jouer les gros bras ». Au palais de l’Élysée, Jonathan Guémas, conseiller en communication du président, observe avec prudence ces « deux TGV lancés à pleine vitesse ». Se parviendront-ils à s’entendre d’ici début 2027, comme ils l’ont promis ?
Dans un contexte de compétition intense pour la succession d’Emmanuel Macron, les principaux héritiers affichent peu de zèle pour défendre son héritage. Édouard Philippe renouvelle son avis sur un second quinquennat « raté », évoquant même un « désastre », après avoir appelé, il y a un an, à une « élection présidentielle anticipée ».
Bruno Retailleau, leader des Républicains, a déjà tourné la page : « Le macronisme, c’est Emmanuel Macron tout seul, ce n’est pas un projet. Il s’éteindra à la fin de son dernier quinquennat. »