Le 13 août, Donald Trump a annoncé un revirement majeur en ordonnant le retour aux catapultes hydrauliques et à vapeur pour les futurs porte-avions de l’armée américaine. Ce changement, présenté comme une solution pour corriger les lacunes des programmes de construction navale, pourrait entraîner des coûts se chiffrant en milliards de dollars, rapporte TopTribune.
Un changement à plusieurs milliards de dollars
Le président américain a exprimé que cette décision vise à résoudre les problèmes de longue date liés à l’efficacité des programmes de construction et de réparation navale. Cette annonce survient au moment où les États-Unis sont engagés dans plusieurs conflits, notamment en Iran, mettant en lumière les défis associés à une flotte vieillissante et à de longs délais d’approvisionnement. Dans une note de sécurité présidentielle, Trump critique une « base industrielle de construction navale atrophiée », qui, selon lui, ne fait qu’alourdir le coût et retarder la construction de navires de guerre.
Le Pentagone devra ainsi remplacer les systèmes de catapultes électromagnétiques (EMALS) par des modèles hydrauliques et à vapeur. L’USS Doris Miller, un porte-avions nucléaire de dernière génération, sera le premier à bénéficier de ce retour en arrière, avec une livraison prévue pour 2034. Bryan Clark, chercheur à l’Hudson Institute, estime que cette décision pourrait coûter plusieurs milliards de dollars. Le sénateur démocrate Mark Kelly a vivement critiqué ce choix, déclarant : « Même moi je ne me permettrais pas de dire à la Navy comment concevoir les systèmes spécifiques de ses navires », sur X.
I’ve launched off the front of aircraft carriers hundreds of times, have a Master’s degree in aeronautical engineering, and am a test pilot and even I wouldn’t suggest to the Navy how to engineer specific systems on its ships. Donald Trump should stick to what he knows best —… https://t.co/qLkdRNRrer
— Senator Mark Kelly (@SenMarkKelly) August 13, 2026
La France envisage de déployer ce système
Trump a également autorisé le Pentagone à conclure des contrats pour des achats auprès de fournisseurs étrangers à court terme, dans le but d’accélérer la construction des nouveaux porte-avions. General Atomics, responsable de la construction des catapultes électromagnétiques de l’USS Doris Miller, a appelé à un « réexamen attentif » de cette décision.
Depuis 2017, Trump avait exprimé des doutes sur les systèmes de catapultes électromagnétiques, les jugeant « non efficaces » comparés aux catapultes à vapeur. Ce type de technologie a été récemment adopté par la Chine pour son dernier porte-avions. La France, quant à elle, envisage également de mettre en œuvre ce système, bien que les autorités françaises n’aient pas encore commenté ces développements, selon l’AFP.