Arrestation de deux hommes pour contrefaçon d’outils en Andorre
Deux hommes, âgés de 41 et 49 ans, ont été arrêtés en Andorre le 18 septembre 2026, soupçonnés d’avoir écoulé des outils industriels contrefaits à des professionnels locaux. En fouillant leur hôtel, les autorités ont découvert des faux autocollants, de la colle ainsi que du matériel destiné à maquiller ces produits, rapporte TopTribune.
Les suspects auraient ciblé au moins cinq entreprises, incluant une menuiserie, deux sociétés de serrurerie, un garage automobile et un atelier de vente de pneumatiques. Leur méthode consistait à se faire passer pour des employés de sociétés de construction ou de serrurerie, proposant des outils à des prix très inférieurs au marché.
Une escroquerie bien orchestrée
Pour justifier ces tarifs, les hommes prétendaient être dans une situation d’urgence, affirmant devoir se débarrasser rapidement d’un stock d’outils non déclarés. Cependant, leur offre n’était rien d’autre qu’une opération de contrefaçon, signalée par un responsable d’atelier ayant des doutes sur l’authenticité des produits achetés.
Lors de l’intervention policière, les agents ont trouvé dans le véhicule des suspects une importante cargaison d’outils, comprenant perceuses et meuleuses, arborant des logos de grandes marques mais avec des étiquettes falsifiées.
Découverte d’un véritable atelier de contrefaçon
Les enquêteurs ont rapidement réalisé que les suspects n’étaient pas seulement en possession de ces produits, mais disposaient également d’un matériel complet pour les modifier. En inspectant une autre voiture louée et en perquisitionnant leurs chambres, ils ont saisi 25 mallettes d’outils d’une valeur estimée à environ 10 000 euros. Parmi les découvertes figurent des autocollants de marques officielles, des étiquettes avec QR codes et des outils pour appliquer les faux logos.
Les méthodes des suspects étaient bien planifiées. Les produits originaux étaient de qualité inférieure, et les étiquettes avaient été complètement remplacées pour tromper les futurs acheteurs. Selon la police andorrane, les outils étaient envoyés d’Espagne avant d’être transportés en Andorre sans déclaration douanière, puis présentés aux professionnels avec des étiquettes falsifiées.
Un préjudice financier conséquent
Actuellement, les plaintes reçues font état d’un préjudice total de 3 950 euros. Toutefois, les enquêteurs estiment que le nombre de victimes pourrait être bien plus élevé, et la police andorrane n’exclut pas que d’autres professionnels aient été approchés ou aient acquis ces outils contrefaits. L’un des suspects présentait également des antécédents criminels en Espagne pour des faits similaires.