Des pièces potentiellement liées à Antoni Jaczewicz retrouvées dans les monts Sainte-Croix en Pologne

Des pièces potentiellement liées à Antoni Jaczewicz retrouvées dans les monts Sainte-Croix en Pologne

01.04.2026 12:08
2 min de lecture

Découverte d’un trésor médiéval en Pologne : des pièces pourraient appartenir à l’ermite Antoni Jaczewicz

Un trésor composé de pièces médiévales a été exhumé dans les monts Sainte-Croix (Świętokrzyskie) en Pologne, rouvrant ainsi une affaire vieux de trois siècles. Ces pièces pourraient être liées à Antoni Jaczewicz, un ermite du XVIIIe siècle devenu faux prophète, qui aurait exploité la peur de la peste pour constituer un empire criminel dans la région, rapporte TopTribune.

Depuis sept ans, les membres du Świętokrzyskie Exploration Group parcourent ces montagnes, situées à quelques centaines de kilomètres de Varsovie, équipés de détecteurs de métaux. Leur travail a porté ses fruits en 2024, lorsque plusieurs caches de pièces, datant des XVIIe et XVIIIe siècles, ont été découvertes, corroborant les récits locaux sur le « trésor de l’ermite ».

Le butin comprend des pièces issues de différentes origines, la pièce maîtresse étant un ducat d’or de Hambourg frappé en 1648, représentant une Madone à l’Enfant. Un trou percé dans cette pièce suggère qu’elle a été portée en médaillon par un fidèle ou même par Jaczewicz lui-même. Selon le bureau provincial pour la protection des monuments de Kielce, Jaczewicz apparaît dans les archives comme un personnage oscillant entre légende et fait divers : ermite, aventurier, prophète autoproclamé et escroc notoire.

Un héritage sombre

Durant la grande guerre du Nord, alors que la peste ravageait la région, Jaczewicz se présentait comme un homme doté de pouvoirs de guérison transmis par la Vierge Marie, attirant les dons des pèlerins désespérés. Cette promesse de guérison a fait affluer les offrandes, transformant son ermitage en petite forteresse, protégée par des hommes de main. Toutefois, la frontière entre protection et prédation s’est estompée, Jaczewicz envoyant ses gardes dépouiller les pèlerins.

Son histoire s’est finalement soldée par une arrestation : après s’être échappé une première fois de la justice ecclésiastique de Cracovie, il a été repris et condamné à la réclusion à perpétuité en 1712, quatre ans après le début de ses activités dans les montagnes. Bien que ses complices aient été dispersés, son magot n’a jamais été retrouvé.

Les récentes découvertes ont été motivées par cette zone d’ombre, avec l’accord des autorités du patrimoine, qui estiment que les pièces pourraient être un mélange d’offrandes et d’objets volés, enterrés à la hâte lorsque Jaczewicz se sentait menacé. Bien que ce lien reste partiellement spéculatif, la chronologie des pièces concorde avec celle de l’affaire.

Le trésor a été remis au ministère polonais des Sciences et de l’Enseignement supérieur, puis conféré au musée historique et archéologique d’Ostrowiec Świętokrzyski, où il sera conservé, restauré et soumis à une analyse approfondie. Les chercheurs espèrent obtenir des réponses sur la provenance des pièces et leur éventuelle association avec Jaczewicz d’ici la fin de l’année.

La légende d’Antoni Jaczewicz pourrait bien se poursuivre, alors que des responsables locaux évoquent la possibilité de découvrir d’autres dépôts enfouis dans la forêt, ce secteur étant déjà riche en vestiges historiques.

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