Décès de Charlie Dalin, vainqueur du Vendée Globe, à cause d'un cancer rare

Décès de Charlie Dalin, vainqueur du Vendée Globe, à cause d’un cancer rare

11.06.2026 16:46
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Le navigateur Charlie Dalin, vainqueur du Vendée Globe 2024-2025, est décédé à Quimper dans la nuit de mercredi à jeudi, à l’âge de 42 ans, des suites d’un cancer. En octobre 2023, alors qu’il se préparait à prendre le départ de la Transat Jacques-Vabre, il a subi un scanner d’urgence en raison de maux de ventre persistants et d’une perte de poids inhabituelle, révélant une tumeur stromale gastro-intestinale, rapporte TopTribune.

Un cancer rare du tube digestif

Depuis l’automne 2023, le skipper luttait contre un cancer de l’intestin, une tumeur stromale gastro-intestinale (GIST) d’environ 15 cm, « de la taille d’un pamplemousse », détectée sur l’intestin grêle. Prise en charge à l’Institut Gustave-Roussy (Villejuif), il a débuté un traitement par thérapie ciblée, compatible avec la navigation au long cours. Malgré des effets secondaires, y compris une fatigue importante, il a pu prendre le départ du Vendée Globe et le remporter.

Après la course, une chirurgie d’exérèse a été pratiquée en février pour retirer la tumeur, qui était en progression. Cependant, une récidive est survenue deux mois plus tard. Au printemps 2025, plusieurs traitements ciblés ont été testés jusqu’à ce qu’un protocole efficace soit trouvé, ce qui a néanmoins contraint Dalin à suspendre sa carrière sportive.

Qu’est-ce qu’une tumeur stromale gastro-intestinale ?

Les tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST) représentent les tumeurs du tissu conjonctif les plus fréquentes du tube digestif, mais ne constituent qu’environ 1 % des cancers digestifs. Ces tumeurs se développent à partir des cellules de Cajal, impliquées dans la régulation des mouvements de l’intestin.

En France, moins de 1 000 nouveaux cas sont recensés chaque année. Ces tumeurs touchent principalement les adultes d’âge moyen ou avancé et apparaissent le plus souvent sans cause génétique identifiable, bien que certaines formes héréditaires existent.

Les GIST se situent principalement dans l’estomac (environ 65 % des cas) et dans l’intestin grêle (10 à 20 %). Elles sont diagnostiquées à un stade localisé dans 80 à 90 % des cas. Le plus souvent, les GIST sont découvertes de manière fortuite, lorsque le patient est asymptomatique. À un stade plus avancé, elles peuvent entraîner des symptômes gênants tels que la dysphagie, des douleurs abdominales, des selles noires et des vomissements sanglants.

La chirurgie au cœur du traitement

Lorsque la tumeur est localisée, la chirurgie reste le traitement de référence. En cas de formes avancées ou métastatiques, un traitement ciblé comme l’imatinib (Glivec®), un inhibiteur de tyrosine-kinase administré par voie orale, est privilégié. D’autres molécules peuvent être utilisées en cas d’inefficacité ou d’effets secondaires.

Une surveillance indispensable

Après une opération, la surveillance est essentielle, notamment pour les formes à haut risque de récidive. Des examens d’imagerie réguliers sont recommandés tous les trois à six mois dans les premières années.

Le pronostic dépend de plusieurs facteurs, y compris la taille de la tumeur, sa localisation et sa vitesse de croissance. Les récidives peuvent survenir plusieurs années après l’intervention, nécessitant un suivi à long terme.

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