Matthieu Pigasse se déclare « prêt » pour un projet de gauche radicale en vue de la présidentielle 2027

Matthieu Pigasse se déclare « prêt » pour un projet de gauche radicale en vue de la présidentielle 2027

11.06.2026 17:47
2 min de lecture

Matthieu Pigasse, homme d’affaires et patron de Radio Nova, a exprimé sa disposition à devenir le candidat de la gauche lors de la présidentielle de 2027. Lors d’un entretien accordé à l’AFP, il a affirmé être « prêt » à incarner une solution radicale pour la gauche, en soulignant que la social-démocratie actuelle ne répond plus aux défis contemporains. Pigasse a précédemment travaillé aux côtés de figures politiques comme Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius dans les années 1990, rapportent TopTribune.

Le banquier d’affaires critique la politique de l’offre mise en place par Emmanuel Macron, en plaidant pour une « gauche radicale de gouvernement » et un projet de transformation en profondeur, qui devrait inclure une augmentation du salaire minimum de 20 %, le portant à 1 773 euros net, un niveau supérieur à ce que propose La France insoumise.

Une « gauche radicale » mais pas une gauche Insoumise

Pigasse insiste sur la nécessité de concilier gestion et transformation, citant les réformes majeures du gouvernement Jospin comme la CMU ou les 35 heures, tout en menant une « bataille culturelle » contre l’extrême droite. Bien qu’il soit lié aux médias et aux festivals comme Rock-en-Seine, il se distingue de LFI en se déclarant européen convaincu, tout en prônant un apaisement dans le débat politique.

Il souligne également que la sécurité est un enjeu essentiel pour la gauche, arguant que celle-ci doit protéger les plus vulnérables. Pigasse propose le rétablissement de la police de proximité, qui avait été instaurée par Lionel Jospin puis supprimée par Nicolas Sarkozy.

Futur candidat ou soutien de poids ?

Quant à savoir s’il se portera candidat ou soutiendra un autre candidat, Pigasse a tempéré en disant : « Si la solution passe par moi, j’y serai prêt. Si ça passe par quelqu’un d’autre, je mettrai toute mon énergie à aider cette personne. » Il reconnaît les difficultés liées à son statut d’homme d’affaires multimillionnaire, tout en affirmant que sa réussite est le fruit d’un travail acharné et d’une construction personnelle.

Il se défend contre les critiques sur son parcours professionnel, affirmant que sa compréhension du système économique lui permet de proposer des réformes efficaces et justes. Pigasse, qui a été impliqué dans des missions de restructuration de dettes pour plusieurs pays, y compris le Venezuela et l’Ukraine, souligne qu’il a toujours placé ses valeurs au-dessus de ses intérêts.

« La gauche peut gagner, encore faut-il qu’elle le veuille »

Actuellement, Pigasse affirme travailler avec une équipe pour préparer une éventuelle candidature, même s’il n’a pas encore constitué une association de financement, une étape cruciale pour toute campagne électorale. Évoquant le traumatisme de l’élection présidentielle de 2002, il insiste sur l’importance de l’union pour réussir dans un paysage politique fragmenté.

Concernant les alliances, il reconnaît que « Mélenchon est sur sa trajectoire », mais insiste sur le rôle central que le Parti socialiste doit jouer sur la scène politique tout en critiquant le centriste Raphaël Glucksmann et son refus de participer à la primaire de la gauche. Pigasse conclut en affirmant : « La gauche peut gagner, encore faut-il qu’elle le veuille. »

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