Les médicaments anti-obésité pourraient ralentir la progression du cancer selon des études récentes

Les médicaments anti-obésité pourraient ralentir la progression du cancer selon des études récentes

08.06.2026 07:56
2 min de lecture

L’impact des agonistes des récepteurs du GLP-1 sur la progression des cancers

Des études récentes mettent en lumière l’effet prometteur des agonistes des récepteurs du GLP-1, utilisés initialement pour le traitement du diabète de type 2 et la perte de poids, sur le ralentissement de la progression des cancers. Ces médicaments, qui imitent une hormone naturelle régulant la glycémie et l’appétit, s’avèrent également bénéfiques pour des patients atteints de divers cancers, rapporte TopTribune.

Lors du congrès de l’ASCO 2026, une étude a révélé une association significative entre l’utilisation de ces médicaments et une réduction du risque de progression vers un stade métastatique chez les patients ayant des cancers de stade I à III. Les résultats montrent une réduction pouvant atteindre 50 % dans le cas de plusieurs types de tumeurs solides, y compris le cancer du poumon non à petites cellules, le cancer du sein et le cancer colorectal.

Selon le Dr Mark David Orland de la Cleveland Clinic, « l’utilisation des agonistes des récepteurs du GLP-1 est associée à une réduction drastique du risque de progression vers un stade métastatique », illustrant ainsi précédemment des recherches plus larges sur cette classe de médicaments. De plus, une corrélation a été identifiée entre l’expression élevée du récepteur au GLP-1 dans les tumeurs et une meilleure survie globale des patients.

Les autres données présentées à l’ASCO corroborent ces résultats. Dans le cancer colorectal, par exemple, l’utilisation de ces traitements est liée à une mortalité réduite allant jusqu’à 54 % pour les cancers de stade I à III et 32 % au stade métastatique sous immunothérapie. De même, pour les patients atteints du cancer du poumon porteurs de mutations spécifiques, les agonistes du GLP-1 en association avec des thérapies ciblées, ont montré une baisse du risque de décès de près de 50 %.

La question demeure toutefois : ces médicaments ralentissent-ils la progression des métastases de manière directe, ou leur efficacité résulte-t-elle d’une amélioration générale de l’état de santé des patients ? Les chercheurs nécessitent des études supplémentaires pour établir un lien de causalité définitif.

Le Pr Julie Gralow, vice-présidente du congrès de l’ASCO, souligne que ces nouvelles recherches diffèrent des travaux antérieurs qui se concentraient sur la prévention du cancer via ces traitements. « Cette étude est particulière, car elle évalue leur impact chez des patients déjà atteints d’un cancer. Les résultats vont dans le sens d’un effet bénéfique », indique-t-elle. Certains travaux antérieurs avaient déjà soulevé l’hypothèse d’une fréquence plus faible de cancers, tels que le cancer du poumon et le cancer du sein, chez les patients sous ces traitements.

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