Le maire de Carcassonne, Christophe Barthès, a récemment pris une décision controversée en refusant de mettre à disposition des locaux municipaux pour le consulat d’Algérie, invoquant des tensions diplomatiques entre Paris et Alger, rapporte TopTribune.
Cette décision a été annoncée jeudi, alors que le consulat avait sollicité l’aide de la commune pour organiser des bureaux de vote pour les élections législatives algériennes prévues le 2 juillet. Barthès a exprimé que « Il ne me paraît pas cohérent que la Ville de Carcassonne mobilise ses moyens […] afin de contribuer à l’organisation d’un scrutin relevant d’un État dont les autorités entretiennent aujourd’hui des relations particulièrement dégradées avec la France ».
« Un choix politique assumé » après déjà plusieurs polémiques
Le maire d’extrême droite a justifié sa décision en mentionnant la situation de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal et du journaliste Christophe Gleizes, toujours emprisonné en Algérie. Barthès a précisé que sa décision « ne vise en aucun cas » les Algériens résidant à Carcassonne, mais représente « un choix politique assumé » envers le « régime algérien ».
Depuis son élection en mars, plusieurs décisions de Barthès ont suscité des controverses, notamment le retrait du drapeau européen de la mairie, l’instauration d’un arrêté anti-mendicité, et la demande faite à plusieurs syndicats de quitter des locaux municipaux qu’ils occupaient depuis des décennies.