Une jeune femme, candidate au poste de conseiller principal d’éducation (CPE) au sein de l’Éducation nationale, a récemment démissionné de son emploi pour poursuivre cette opportunité. Cependant, le rectorat de Dijon a finalement retenu un autre candidat, laissant la postulante dans une situation délicate, rapporte TopTribune.
Stelly, l’intéressée, a confié qu’elle avait ressenti un profond abattement après avoir reçu un courriel confirmant le rejet de sa candidature juste après avoir annoncé sa démission à son employeur. Cette dernière était initialement ravie d’apprendre, le 28 août à 18h20, que sa candidature avait été acceptée et se préparait à débuter son nouveau rôle dans un collège ou un lycée de l’académie de Dijon.
Cependant, après avoir informé son employeur de sa décision de quitter son emploi actuel, Stelly a reçu une notification une heure plus tard indiquant qu’un autre candidat avait été sélectionné. Dans un message sur les réseaux sociaux, elle a exprimé sa colère face à cette situation, appelant cela « une embauche » et remettant en question la manière dont le rectorat a géré le processus de sélection.
La jeune femme, originaire d’Auxerre, a exprimé son désarroi, soulignant que travailler dans l’Éducation nationale était une vocation pour elle. Bien que le rectorat de Dijon ait confirmé qu’elle figurait sur une liste de candidats potentiels, il a proposé un poste à temps partiel situé à 1h30 de route de chez elle, proposition qu’elle a finalement rejetée. Le rectorat a indiqué qu’aucun autre poste de CPE n’était disponible dans son département.
Les CPE : des acteurs clés au sein de l’Éducation nationale
Les conseillers principaux d’éducation jouent un rôle crucial dans les établissements scolaires, en gérant les absences, en supervisant les assistants d’éducation et en établissant le lien entre les familles et les enseignants. Actuellement, on dénombre environ 10 000 CPE dans les collèges et lycées français.
Face à cette situation, Stelly a décidé de faire appel à la médiatrice de l’Éducation nationale, alors que la rectrice de l’académie a demandé un examen approfondi des circonstances ayant conduit à ce malentendu.