Les résultats inquiétants de l’enquête PISA 2025 sur l’éducation mondiale
Selon l’enquête PISA 2025, publiée le 8 septembre, les performances des élèves de 15 ans enregistrent une stagnation voire un recul dans 91 pays et économies de l’OCDE, mettant en lumière des lacunes préoccupantes en compréhension écrite, rapporte TopTribune.
Après un déclin historique en 2022, il apparaît que les performances des jeunes élèves continuent de régresser. Les moyennes de score atteignent désormais des niveaux alarmants. En particulier, la capacité à analyser des informations dans un monde numérique devient de plus en plus déficiente, avec une proportion croissante de « lecteurs trop hâtifs » ayant presque doublé depuis 2018. Ces derniers, en parcourant les textes rapidement, fournissent des réponses incorrectes.
Cette édition de l’enquête a impliqué plus de 760 000 élèves, représentant environ 33 millions de jeunes au total. En moyenne, 20 % des élèves de l’OCDE ne parviennent pas à atteindre le niveau de base en sciences, en lecture ou en mathématiques, une augmentation par rapport aux 16 % constatés en 2022. La baisse en mathématiques observée depuis 2015 équivaut à plus d’une année d’apprentissage.
Une analyse nuancée des résultats de PISA
Malgré ces résultats alarmants, il est essentiel de ne pas considérer PISA comme un verdict définitif sur l’efficacité des systèmes scolaires. L’enquête évalue uniquement les jeunes de 15 ans scolarisés et permet certaines exclusions. Les variations dans la couverture des élèves peuvent donc influencer les comparaisons internationales.
Chaque édition de PISA photographie une génération différente, n’assurant pas un suivi longitudinal des mêmes élèves. Par conséquent, établir un lien direct entre les résultats et une réforme spécifique s’avère délicat. En outre, des facteurs tels que les traductions, les contextes culturels et les conditions d’administration des tests peuvent également introduire des disparités.
En outre, PISA mesure des compétences transversales sans évaluer les programmes scolaires nationaux dans leur intégralité, ne reflétant ainsi qu’une fraction des objectifs éducatifs. Les résultats demeurent fortement influencés par l’origine sociale des élèves ; en 2022, le statut économique, social et culturel expliquait en moyenne environ 15 % des écarts de performance en mathématiques au sein de l’OCDE.
En dépit de ces limites, PISA représente un outil puissant de comparaison internationale, à condition d’éviter de réduire l’éducation à un simple classement. Les tendances à long terme, les inégalités sociales, les évaluations nationales et les spécificités des systèmes éducatifs restent cruciaux pour interpréter ces résultats et envisager l’avenir de l’éducation.