Christophe Rivenq, maire d'Alès, victime de menaces de mort de la DZ Mafia et exfiltré par le Raid

Christophe Rivenq, maire d’Alès, victime de menaces de mort de la DZ Mafia et exfiltré par le Raid

24.07.2026 09:46
2 min de lecture

Les menaces de la DZ Mafia contre le maire d’Alès suscitent l’indignation

Les menaces de mort de la DZ Mafia à l’encontre du maire d’Alès, Christophe Rivenq, ont conduit à son exfiltration par le Raid dans la nuit du 20 au 21 juillet, provoquant une onde de choc parmi les habitants de la ville des Cévennes. Ce climat de peur et d’indifférence, surtout parmi les jeunes, souligne l’impact croissant de la criminalité organisée dans une municipalité de 46 000 habitants, rapporte TopTribune.

Aujourd’hui, sous un soleil écrasant, les rues d’Alès résonnent d’une méfiance palpable. Alors que le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a récemment remarqué l’augmentation de la convoitise des narcotrafiquants dans la région, les habitants sont partagés entre indignation et scepticisme. Un restaurateur a résumé le sentiment général : « Des balles dans une enveloppe, une exfiltration, c’est chaud quand même… Mais la situation est inadmissible. Il a raison de ne pas se laisser faire, de garder la tête haute. »

Un contexte tendu pour un maire ciblé

Élu le 15 mars 2025 avec 55 % des voix, Christophe Rivenq (LR) a hérité d’un poste difficile après une longue période de domination de Max Roustan. Sa détermination à combattre le trafic de stupéfiants l’a désormais placé sous les feux de la rampe criminelle. Une résidente a exprimé des sentiments ambivalents à son égard : « C’est triste d’en arriver là, mais je ne suis pas inquiète pour lui, il est bien protégé. J’ai plus peur pour les gens qui vivent au milieu des trafics. »

Les craintes des résidents sont concrètes, surtout à la lumière des récents événements violents dans certains quartiers. Des fusillades, notamment celle d’un jeune homme de 18 ans au début de juin, renforcent ce sentiment d’insécurité. « Les collèges et lycées sont là-bas », a déclaré une mère, soulignant la proximité du danger. « C’est incroyable que ça arrive ici, dans notre ville. »

Un appel à l’action et un sentiment d’abandon

La colère persiste parmi les Alésiens, qui ressentent un abandon de la part des autorités publiques. Matthieu, 27 ans, a critiqué la situation : « On vit dans un no man’s land, et le maire fait ce qu’il peut avec les moyens qu’il a. Mais là, on s’en prend à un élu de la République : c’est quoi la prochaine étape ? »

Face à ces tensions croissantes, les adolescents d’Alès remettent en question les motivations de la DZ Mafia. « Il y a une vidéo qui tourne sur les réseaux où ils disent que ce n’est pas eux… Je ne sais pas : c’est quoi l’intérêt de cibler un maire ? », s’est interrogé un jeune homme de 18 ans. Ces réflexions soulignent la complexité de la situation, où le danger semble omniprésent, et les répercussions de cette guerre des gangs deviennent de plus en plus concrètes.

Dans ce climat d’incertitude, le soutien à Rivenq se renforce, malgré les défis. Les élus appellent à une réponse collective contre la menace que représente la DZ Mafia, affirmant qu’il est essentiel de protéger ceux qui tentent de défendre l’intégrité de la république.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER