Le dépistage précoce du diabète de type 1 : une étude confirme son importance en Allemagne

Le dépistage précoce du diabète de type 1 : une étude confirme son importance en Allemagne

28.07.2026 01:26
2 min de lecture

Des avancées dans le dépistage du diabète de type 1 en France

Depuis plusieurs mois, des traitements capables de modifier l’évolution naturelle du diabète de type 1 sont à disposition, tandis que d’autres sont en phase d’évaluation. En France, le teplizumab retarde en moyenne de trois ans l’apparition du diabète clinique, soit l’étape où l’hyperglycémie nécessite une insuline, rapporte TopTribune.

Pour bénéficier de cette option thérapeutique, il est essentiel d’identifier les personnes, en particulier les enfants, chez qui la maladie reste non déclarée, mais où la production d’auto-anticorps ciblant les cellules des îlots pancréatiques, qui sécrètent l’insuline, a déjà commencé.

Ces individus sont au stade 1, avec au moins deux auto-anticorps présents mais une glycémie normale, ou au stade 2, où les auto-anticorps sont détectés avec un début de dérèglement de la régulation glycémique.

DT1 : étude pilote en Bavière soutient le dépistage de masse

Des expérimentations antérieures ont prouvé la faisabilité d’un dépistage généralisé, mais les connaissances sur la fréquence et la progression vers le diabète clinique restaient incomplètes. Pour remédier à cela, l’étude Fr1da a été initiée en Bavière, entre février 2015 et juillet 2025, avec 73,9 % des pédiatres de ville proposant un dépistage lors des consultations de santé régulières. La présence d’au moins deux auto-anticorps parmi quatre a été retenue pour définir le diabète de type 1 à un stade précoce.

Au total, 220 476 enfants ont été inclus, avec un âge médian de 3,1 ans. Parmi eux, 590 ont été confirmés avec un diabète présymptomatique, représentant une fréquence de 0,3 %. Ce dépistage a permis d’identifier 81 % des enfants qui ont développé un diabète de type 1 clinique durant le suivi, avec un taux de progression vers la maladie de 9,6 % par an, indiquant qu’environ 10 % de ces enfants développent la maladie chaque année.

Il est crucial de noter que cette progression vers le stade clinique ne dépend pas des antécédents familiaux, renforçant l’argument en faveur d’un dépistage large plutôt que ciblé sur des enfants à risque.

Arguments pour un dépistage élargi

Les nouvelles données confirment la faisabilité d’un dépistage à grande échelle, sans sélection préalable, remettant en cause une approche limitée aux individus ayant un parent de premier degré atteint de diabète de type 1 ou présentant un risque génétique identifié. L’évolution de la forme présymptomatique vers le diabète clinique se manifeste de manière comparable, peu importe les antécédents familiaux. Bien que certains profils génétiques augmentent le risque individuel, la majorité des cas surviennent chez des enfants sans histoire familiale connue.

À partir de 2027, le projet de dépistage précoce du diabète de type 1 en France (PRÊT1D) devrait être déployé à une échelle plus large.

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