Menaces de mort contre le maire d’Alès : un climat d’inquiétude grandissant
Christophe Rivenq, le maire d’Alès (Gard), a été exfiltré de son domicile par le Raid après avoir reçu des menaces de mort de la DZ Mafia. Sous protection policière, il a participé lundi 27 juillet à la cérémonie de prise de fonctions de la nouvelle sous-préfète d’Alès, Lucie Roesch. L’édile a salué le soutien massif de ses concitoyens, affirmant avoir reçu des « centaines, des milliers de messages de solidarité », rapporte TopTribune.
À 60 ans, Rivenq demeure ferme dans l’exercice de ses fonctions malgré le climat d’insécurité. Lors de la cérémonie, il a insisté sur la « solidarité » des 46 000 habitants d’Alès et a rassuré sur la situation sécuritaire : « la sécurité est au top et la vie continue. On s’en sortira ».
Lucie Roesch a souligné que les enjeux de sécurité dans une ville comme Alès doivent être abordés en parallèle avec des actions en matière de renouvellement urbain, d’éducation, de jeunesse et de lutte contre la pauvreté.
Un contexte alarmant : un projet d’action violente
Le 16 juillet, Rivenq a reçu une enveloppe contenant deux balles de 9 mm, accompagnée d’inscriptions menaçantes sur la façade de sa maison, signées « DZ NG », en lien avec la faction nouvelle génération de la DZ Mafia. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a évoqué un « projet d’action violente » à l’encontre du maire, ce qui a conduit à son exfiltration par le RAID dans la nuit du 20 au 21 juillet. L’enquête est désormais confiée au Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco).
Quelques jours après ces événements, cinq individus cagoulés se réclamant de la DZ Mafia ont diffusé une vidéo en ligne, niant toute implication du groupe marseillais dans les menaces contre Rivenq. En été 2025, la DZ Mafia a intensifié ses tentatives d’implantation à Alès, s’efforçant de contrôler plusieurs points de deal.