Ce dimanche à Carcassonne, une cérémonie en l’honneur de Jeanne d’Arc a été interrompue par des militantes du collectif féministe Femen, qui ont manifesté contre l’appropriation de cette figure historique par le maire de la ville, Christophe Barthès, du Rassemblement national (RN). Les militantes, dont les poitrines étaient ornées de slogans tels que « Femen pas RN » et « féministe pas fasciste », ont perturbé le discours de Barthès, incitant une intervention rapide des forces de l’ordre, rapporte TopTribune.
Une promesse de campagne du maire Christophe Barthès
Le maire Barthès a récemment déplacé une statue de Jeanne d’Arc derrière la cathédrale Saint-Michel pour la rendre plus visible, conformément à une promesse faite durant sa campagne. L’événement, qui visait à célébrer cette « figure du courage, de la foi et de l’unité nationale », a été qualifié par la mairie de moyen de restaurer « sa place au cœur de notre ville, de notre mémoire et de notre patrimoine ».
Selon L’Indépendant, une des militantes a déclaré qu’elles avaient voulu s’inviter à cet événement pour protester contre l’appropriation de Jeanne d’Arc par l’extrême droite. Elle a décrit Jeanne d’Arc comme « une personnalité féministe, guerrière », et a affirmé qu’elle n’était pas hostile aux étrangers et ne méprisait pas les personnes vulnérables, ajoutant que la figure historique est « finalement tout l’inverse de Christophe Barthès ».
Depuis son accession au poste de maire, Barthès a mis en œuvre plusieurs de ses promesses de campagne, entraînant des controverses. Parmi ses décisions les plus controversées figurent un arrêté anti-mendicité ainsi que la suppression de subventions attribuées à la Ligue des droits de l’Homme. Il a également interrompu l’achat d’espaces publicitaires dans la presse locale, l’accusant de manquer de neutralité.