Bruno Retailleau juge le projet de budget 2026 « invotable » et menace de censure

Bruno Retailleau juge le projet de budget 2026 « invotable » et menace de censure

22.10.2025 06:03
1 min de lecture

Après avoir esquivé une motion de censure à l’Assemblée nationale le 16 octobre, Sébastien Lecornu doit désormais faire face aux menaces de Bruno Retailleau. Le président des Républicains déclare dans une interview au Figaro que le projet de budget 2026 du gouvernement est « invotable pour la droite », et il n’exclut pas le recours à la censure si nécessaire, rapporte TopTribune.

« Je veux être très clair : en l’état, le projet de budget de l’exécutif est invotable par la droite, car le gouvernement veut faire payer aux Français les délires et les vieilles lunes socialistes pour s’acheter du temps ! », déclare l’ancien ministre de l’Intérieur.

Retailleau se félicite d’avoir quitté le gouvernement

Bruno Retailleau indique que si la situation demeure inchangée, Les Républicains voteront contre le budget et ne s’interdiront pas de débattre, y compris sur la censure. Il estime que les députés et sénateurs LR s’engageront fermement pour apporter des modifications : « Nous nous battrons pied à pied pour rectifier la copie ».

Il qualifie de « terrible » le « signal » de la suspension de la réforme des retraites, confirmée par le Premier ministre mardi. Bruno Retailleau se dit satisfait d’avoir « provoqué une rupture » en quittant le gouvernement de Lecornu 1, en désaccord sur sa composition, affirmant qu’il aurait été contraint de démissionner après une déclaration de politique générale considérée comme un mélange de laxisme budgétaire et de renoncements régaliens.

Les appels du pied de Ciotti

Concernant une éventuelle démission d’Emmanuel Macron, Retailleau affirme : « D’une façon ou d’une autre, le retour aux urnes s’imposera. Ce sera alors au président de la République de décider comment : dissolution, démission ou référendum ». Il précise cependant qu’il ne rejoindra pas les demandes de démission qui, selon lui, « fragiliserait tous ses successeurs ».

Enfin, en réponse aux appels d’Éric Ciotti, ancien président de LR aujourd’hui rallié au Rassemblement national, Retailleau réaffirme sa conviction que l’union des droites doit se faire par les électeurs et non par des calculs d’appareils : « Si la droite se compromet dans les calculs, elle est morte ».

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