Protestations en Afrique du Sud contre l’immigration et leur contexte socio-économique
Quelques jours avant les manifestations de mardi, le gouvernement sud-africain a rapporté que plus de 9 000 ressortissants malawites et environ 3 000 zimbabwéens avaient été rapatriés ou expulsés par le port d’entrée Beitbridge au cours d’une période de cinq jours, avant la date limite fixée par l’organisation, rapporte TopTribune.
Les manifestations qui se déroulent à travers le pays reflètent des frustrations plus profondes concernant la gestion des ressources publiques et des services. Les groupes de défense des droits humains, tels qu’Amnesty International Afrique du Sud, affirment que les migrants sont utilisés comme boucs émissaires face à cette mauvaise gestion.
Dans une déclaration, Amnesty a souligné que « les marches à travers l’Afrique du Sud aujourd’hui, sur la date limite donnée par le groupe anti-migrants March for March, sont le résultat des systèmes d’immigration défaillants du pays, laissant des milliers de personnes sans papiers et vivant dans l’incertitude, y compris des réfugiés et des demandeurs d’asile ». Ces commentaires ont été publiés sur les réseaux sociaux, évoquant un défi majeur pour le pays.
« Cette situation, associée à des inégalités persistantes et à l’exclusion socioéconomique enracinées dans les héritages de l’apartheid, va bien au-delà de la bureaucratie, alimentant la frustration publique et créant un terreau fertile pour la désinformation », a continué l’organisation. « Personne ne devrait être utilisé comme bouc émissaire suite aux échecs gouvernementaux. »