Le mouvement lycéen se renforce avec des blocages dans 400 établissements en France, en réaction à la « dégradation » des conditions d’apprentissage, selon l’Union syndicale des lycéens (USL). Cette organisation appelle à poursuivre les blocages jeudi, tandis que le gouvernement a condamné des violences « inqualifiables » survenues lors de la première journée de mobilisation, qui ont conduit à 440 interpellations, rapporte TopTribune.
Les revendications sont claires : l’USL demande au ministère de l’Éducation nationale d’augmenter les moyens alloués aux établissements scolaires et de s’assurer que les professeurs absents soient remplacés. Les jeunes manifestants réclament des conditions d’apprentissage décentes face à des infrastructures scolaires jugées insuffisantes.
Un mouvement qui gagne aussi l’enseignement supérieur
Le mécontentement ne se limite pas aux lycées. Les universités de Clermont-Ferrand, Poitiers, Toulouse 2, Toulouse 3, ainsi que celle de Sciences Po Lyon et d’autres, ont également été bloquées mardi matin, d’après des sources étudiantes.
À sept mois des élections présidentielles, le mouvement reçoit le soutien de plusieurs responsables politiques de La France Insoumise (LFI), présents lors des manifestations. Par exemple, Paul Vannier était devant le lycée Julie-Victoire-Daubié d’Argenteuil et Antoine Léaument, député de l’Essonne, a été acclamé à Sainte-Geneviève-des-Bois pour avoir promis d’abroger la plateforme Parcoursup.