Benjamin Netanyahou face aux critiques et incertitudes deux semaines avant les élections israéliennes

Benjamin Netanyahou face aux critiques et incertitudes deux semaines avant les élections israéliennes

12.10.2026 06:26
2 min de lecture

À deux semaines des élections législatives en Israël, Benjamin Netanyahou fait face à une campagne électorale tendue, marquée par des critiques sur sa gestion des événements du 7 octobre et des accusations de falsification d’archives par Avi Gil, ex-secrétaire militaire. Un sondage indique que 66 % des Israéliens soutiennent la création d’une commission d’enquête d’État, accentuant l’incertitude politique, rapporte TopTribune.

Sans hésiter, Benjamin Netanyahou s’était empressé de rejoindre l’aéroport Ben Gourion pour s’afficher aux côtés de Yaniv Hayoun, le plombier qui a empêché le crash d’un vol FlyDubai. Toutefois, cette séquence de campagne n’a pas produit le décollage attendu dans les sondages. « Quand on fait la moyenne des dernières enquêtes d’opinion, on voit qu’il y a encore une quasi-égalité entre le camp Netanyahou et l’opposition », analyse Philippe Velilla, essayiste et analyste politique. À deux semaines du scrutin du 27 octobre, l’incertitude demeure et les attaques contre le Premier ministre israélien continuent de croître.

La question explosive de la responsabilité

« Si vous restez en vie pendant le mandat de ce gouvernement, c’est un miracle », a déclaré le candidat d’opposition Yaïr Lapid, critiquant la capacité du Premier ministre, de la ministre des Transports, du Shin Bet (sécurité intérieure) et du Mossad à protéger les citoyens israéliens. Ces critiques sont en lien direct avec le débat sur les échecs du 7 octobre et la demande d’une commission d’enquête d’État.

Les révélations d’Avi Gil, accusant le bureau de Netanyahou de falsification d’archives, ont provoqué des réactions vives en Israël. Le Premier ministre et ses alliés parlent de mensonges, mais ces accusations sont devenues le principal sujet de la campagne électorale. « Ce n’est que si nous apprenons que nous pourrons réparer […] et construire ici un endroit plus sûr », a affirmé l’ex-otage Eli Sharabi lors d’une cérémonie commémorative. Un grand rassemblement des chefs de l’opposition est prévu le 24 octobre, trois jours avant les élections, mettant en lumière les échecs perçus du gouvernement actuelle.

Même dans la coalition, le doute s’installe

Un sondage de la 12e chaîne israélienne révèle que 66 % des Israéliens soutiennent la création d’une commission d’enquête d’État. Un électeur de la coalition sur trois envisage de modifier son vote en raison des défaillances du 7 octobre. « Tout n’est pas encore joué », tempère Shneor Weber, journaliste et commentateur politique israélien. « La dernière semaine s’annonce décisive, beaucoup décideront pour qui ils vont voter. Netanyahou va devoir trouver quelque chose de très fort pour s’en sortir. »

En plus des attaques contre le petit parti de droite « Amcha Yisrael », que Netanyahou accuse de lui faire perdre des voix, le Likoud semble encore garder des stratégies en réserve. Il reste déterminé à “sauver la droite”, comme l’a indiqué un meeting tenu avec le parti sioniste religieux, visant à mobiliser un réseau d’activistes pour inciter les électeurs de droite à se rendre aux urnes. Les semaines à venir pourraient être marquées par des opérations militaires surprises ou de nouvelles révélations susceptibles d’influer sur le scrutin.

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