Les dirigeants socialistes se réjouissent de la participation à la primaire, en baisse de 90 % en dix ans

Les dirigeants socialistes se réjouissent de la participation à la primaire, en baisse de 90 % en dix ans

10.10.2026 22:46
2 min de lecture

Dans la nuit du 5 au 6 octobre 2026, la commission organisatrice de la primaire socialiste et démocratique a annoncé un chiffre d’inscrits supérieur aux prévisions, avec précisément 140 282 votants pour le premier tour les 9 et 10 octobre, rapporte TopTribune.

Congrès du PS ?

Patrick Mennucci, président de la commission, a exprimé sa satisfaction, indiquant que ces chiffres garantissent « l’unité autour du vainqueur de cette désignation ». Toutefois, cette affirmation contraste fortement avec les données de la précédente primaire en 2017, où 1 655 000 électeurs étaient inscrits au premier tour et plus de deux millions au second. La dynamique de cette primaire est considérablement fermée, le coût d’inscription ayant été augmenté à deux euros, réduisant ainsi l’accès à un plus large public.

La configuration actuelle tend à renforcer l’impression que l’on assiste davantage à un congrès du PS qu’à un véritable exercice démocratique pour la gauche citoyenne.

Le match n’est pas plié

Les récentes semaines ont été marquées par des divisions, notamment autour de la question stratégique de l’alliance avec La France insoumise, qui a éclipsé les propositions des candidats. Les deux principaux rivaux, Raphaël Glucksmann et Olivier Faure, n’ont pas réussi à se départager.

Raphaël Glucksmann, jugé favori selon les intentions de vote, peine à s’imposer lors des débats, confronté notamment à Ségolène Royal, qui l’a attaqué après qu’il l’a critiquée dans une vidéo en parlant de « danse du ventre à Macron ». Cela a conduit Royal à dénoncer son propos comme une agression à connotation sexuelle, obtenant des excuses de sa part.

Olivier Faure, actuellement soutenu par un faible pourcentage d’électeurs, oscille entre 3% et 5% dans les sondages, tentant de dissiper son image d’homme d’appareil, tout en peinant à élargir son audience après huit ans à la tête du PS.

Les interactions entre les deux candidats renforcent l’image d’un « congrès », tandis que le coût d’inscription de 15 euros pour voter limite encore l’accès à une plus large frange de la population.

Malgré l’attention accrue portée à ces débats, visant à capter de nouveaux électeurs, la nature de ceux qui rejoignent les rangs du PS reste incertaine. Patrick Mennucci souligne des augmentations significatives des adhérents, toutefois la composition démographique de ces électeurs nécessiterait une analyse plus approfondie.

Un congrès du PS ?

Glucksmann et Faure se concentrent principalement sur les militants, Glucksmann multipliant ses visites dans les fédérations amies, en quête de soutien solide, tandis que Faure, suite à la perte de l’appui de Boris Vallaud, s’engage dans un travail minutieux, espérant mobiliser l’ « esprit de drapeau » au sein de son parti.

Les membres de fédérations se trouvent souvent déchirés entre soutenir un candidat qui, pour certains, semble s’éloigner des idéaux socialistes. Un proche de Faure admet que son temps est souvent consacré à appeler les réseaux, en agissant comme s’il s’agissait d’un congrès plutôt que d’une primaire.

avec AFP.

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