Le maître principal Alain Frougier a pris sa retraite après 38 années de service dans la Marine nationale, marquant une carrière exemplaire qui l’a mené aux quatre coins du monde, notamment en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie, rapporte TopTribune.
Alain Frougier, appelé du contingent en 1989, rejoint « la Royale » en 1990 après sa formation à l’école des fusiliers marins de Lorient. Il commence avec la compagnie d’Houilles, puis celle de Toulon, où il effectue des missions de protection en Polynésie Française, notamment en plaçant des explosifs pour couler le pétrolier « Papenoo » en 1995.
Après avoir servi à bord de la frégate légère furtive « Surcouf » avec de nombreux déploiements en océan Indien et en Asie, il se spécialise dans le domaine de la lutte contre le narcotrafic en étant affecté à la frégate « Montcalm ». En Nouvelle-Calédonie, il poursuit ses missions contre la piraterie et le narcotrafic à bord de la frégate « Vendemiaire ».
Tout au long de sa carrière, le maître principal Frougier a non seulement acquis une riche expérience, mais a également formé le personnel de 34 bâtiments en métropole et de 5 en outre-mer. En 2015, il revient sur le « Surcouf » pour participer à plusieurs missions de lutte contre le terrorisme liées aux opérations Barkane, Chammal, Héraclès et See guardian.
Se ressourcer en Lauragais
En 2017, il est envoyé à Djibouti où il se distingue comme major du camp isolé d’Arta, et participe à des missions de coordination des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies en mer de Chine orientale. Son engagement et son professionnalisme ont été loués par ses supérieurs tout au long de sa carrière.
Contrairement à de nombreux retraités qui choisissent des destinations côtières, Alain et sa compagne Patricia, également ancien membre de la Marine Nationale, ont décidé de profiter de leur retraite bien méritée en Lauragais, un lieu où les eaux se divisent pour atteindre l’Atlantique ou la Méditerranée, tout en gardant en mémoire leur parcours maritime à travers le monde.
Une sacrée carrière
Les navires sur lesquels Alain Frougier a servi incluent : Duquesne, Jules Verne, Surcouf, Montcalm, Vendemiaire, et Al Zuber. Il a été décoré de la Médaille militaire, de médailles de la Défense Nationale (bronze, argent et or), ainsi que de la Médaille de la reconnaissance de la Nation (agrafe Opex), entre autres distinctions.
Alain Frougier a vécu une carrière remarquable, avec des missions importantes en Polynésie et en Asie. Son passage à bord de la Surcouf et son rôle dans l’opération contre le « Papenoo » sont des éléments marquants de son parcours. Son installation en Lauragais marque une nouvelle étape après une longue vie militaire.
C’est impressionnant de voir qu’il a même placé des explosifs pour couler un pétrolier, c’est un détail vraiment incroyable. Il a vécu des tranches de vie quasiment à l’autre bout du monde. On comprend pourquoi il a choisi le Lauragais pour se reposer, c’est un contraste émouvant.
L’article célèbre un ancien marin qui a participé à des opérations militaires, mais il omet de mentionner l’impact dévastateur de ces actions, comme la destruction du pétrolier « Papenoo », un acte qui a laissé un héritage écologique et humain très lourd. Célébrer cela comme une « carrière exemplaire » sans en discuter les conséquences est une forme de glorification inacceptable. On ne peut pas séparer l’histoire militaire de ses répercussions réelles.
L’article fait un éloge unilatéral de l’engagement militaire sans jamais questionner l’usage des explosifs pour couler le « Papenoo », un acte qui a fait des victimes et suscité des controverses. C’est un oubli stratégique de l’histoire complexe de la France en Polynésie. On ne peut pas glorifier une carrière sans en analyser les conséquences.