
Les distributeurs automatiques traditionnels de BNP Paribas, Société Générale, Crédit Mutuel et CIC disparaissent progressivement au profit d’un nouveau réseau unifié, connu sous le nom de Cash Services. Ces automates, dotés d’un design en noir et blanc, sont le fruit d’une collaboration entre les quatre banques, qui visent à établir 7 000 automates opérationnels à travers la France d’ici fin 2026, rapporte TopTribune.
Parmi ces machines, 5 000 resteront intégrées dans les agences, tandis que 2 000 seront installées en extérieur. En parallèle, près de 3 000 des distributeurs classiques des enseignes sont en cours de suppression, principalement dans les zones urbaines ou périurbaines déjà bien desservies, selon les informations de Le Monde.
Une migration engagée depuis septembre 2024
Le déploiement de ce nouveau système a démarré avec les automates situés dans les agences. En juin 2025, au moins 1 000 sites étaient déjà rééquipés, et le cap des 3 000 a été atteint à la fin de l’année 2025, marquant ainsi une accélération notable des installations début 2026. Ce projet est conduit par la Société des Services Fiduciaires, connue sous le nom de 2SF.
Le fonctionnement de ces nouvelles bornes est conçu pour être intuitif. L’utilisateur n’a qu’à insérer sa carte, et la machine reconnaît automatiquement l’établissement financier du client, affichant une interface familière avec les couleurs et l’agencement habituels de sa banque ; vert pour BNP Paribas et rouge et noir pour Société Générale.
Les utilisateurs peuvent profiter de divers services tels que le retrait d’espèces, le dépôt de liquidités et de chèques, la consultation du solde, ainsi que l’impression de RIB. Ces opérations ne génèrent aucuns frais additionnels, même si l’utilisateur utilise un automate affichant le logo d’une autre banque. Par exemple, un client Société Générale peut effectuer un retrait sur un automate de BNP Paribas ou chez Crédit Mutuel sans commission.
Un parc réduit de 30 %
Cette transition répond principalement à une baisse continue des paiements en espèces. Actuellement, les paiements en espèces constituent seulement 51 % des transactions des particuliers en France, alors qu’ils représentaient 68 % en 2017, selon la Banque de France. Le coût lié à l’entretien d’un distributeur, incluant la maintenance technique, la sécurité et le réapprovisionnement, devient prohibitif lorsque le nombre d’utilisateurs diminue, comme l’indique la société 2SF, qui précise qu’un automate devient rentable seulement au-delà de 2 500 à 3 000 retraits mensuels.
Les quatre banques, en unissant leurs investissements, espèrent également améliorer la disponibilité de ces automates, réduisant ainsi le nombre de pannes ou de caisses vides.
Auparavant, elles géraient environ 10 000 distributeurs, mais le futur réseau Cash Services n’en comptera que 7 000, entraînant ainsi une diminution de 30 %. Cette rationalisation affecte surtout les zones urbaines et périurbaines déjà bien pourvues, tandis que l’accès aux espèces dans les zones rurales demeure un sujet préoccupant.