Raphaël Glucksmann appelle à l'inéligibilité des élus condamnés pour racisme après l'attentat de Trappes

Raphaël Glucksmann appelle à l’inéligibilité des élus condamnés pour racisme après l’attentat de Trappes

02.11.2026 12:57
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Attentat raciste à Trappes : Raphaël Glucksmann appelle à l’inéligibilité des élus condamnés

Suite à l’attentat raciste survenu à Trappes, où un homme a été arrêté après une attaque au cours de laquelle une personne a été tuée et sept autres blessées, dont un enfant, Raphaël Glucksmann a proposé un renforcement des mesures contre la discrimination raciale et la haine. Lors d’une intervention sur BFMTV/RMC, le candidat social-démocrate a souligné que « les élus condamnés pour injure raciale devraient être inéligibles », rapporte TopTribune.

Glucksmann a abordé la complexité d’interdire une idéologie raciste, affirmant : « C’est très compliqué d’interdire une idée aussi abjecte soit-elle ou une idéologie. C’est à peu près la même chose quand on disait qu’il fallait interdire l’idéologie des Frères musulmans ou interdire l’idéologie salafiste. »

L’inéligibilité proposée comme solution

Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a en outre suggéré de rendre illégale la théorie du « grand remplacement », qui prétend qu’un complot chercherait à remplacer la population blanche d’Europe par des immigrés. Glucksmann a donc plaidé pour que les médias cessent d’inviter des figures publiques comme Éric Zemmour, condamné pour incitation à la haine raciale, affirmant qu’il était « certain qu’il faut faire en sorte que ceux qui sont condamnés pour injure raciale ou incitation à la haine ne puissent plus être élus. »

Un climat de haine alarmant

« Le racisme n’est pas une idée, c’est un délit », a-t-il répété, insistant sur la nécessité d’une République exemplaire. Glucksmann a mis en avant un contexte « extrêmement dangereux » en France, marqué par une « détestation les uns des autres », exacerbée par la montée en puissance des discours de haine.

Il a identifié un manque de projet commun comme l’une des causes de cette tension sociale, arguant que « nous sommes devenus une constellation de groupes qui ne se parlent plus et qui ont peur les uns des autres ». Pour surmonter cette situation, il a proposé un « grand projet républicain » afin de rétablir le dialogue et la cohésion nationale.

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