
Un blocage prolongé de l’anticyclone s’établira dans toute la France pour une période d’au moins 10 jours, avec des possibilités d’engendrer une sécheresse qui pourrait placer le pays parmi les plus secs d’Europe durant cette phase, rapporte TopTribune.
Le mardi 27 octobre 2026, un faible front froid a traversé l’ouest du pays, se dirigeant vers les régions du Jura, des Alpes et des Pyrénées. Ce fut la dernière perturbation météorologique significative avant une période prolongée de stabilité. Dès le jour suivant, le jet-stream a pris une inclinaison favorable permettant l’établissement d’un puissant anticyclone sur l’Allemagne.
Cet anticyclone doit ensuite se déplacer vers les îles Britanniques le 31 octobre, avant d’affecter l’ensemble du territoire français. À la fin de la semaine, les pressions atmosphériques devraient atteindre des niveaux élevés, dépassant 1 040 hectopascals sur les îles Britanniques.
Ce changement de conditions se manifeste également par une chute des températures. Après une douceur inattendue mesurée le 27 octobre, un rafraîchissement s’est installé rapidement, avec des baisses localisées de près de 10 degrés. Les jours qui suivront resteront en deçà des moyennes saisonnières, sans aucun réchauffement prévu en vue, ce qui renforcera l’effet asséchant d’un vent de nord-est, connu sous le nom de bise.
Les conditions anticycloniques favorisent aussi l’apparition de brouillards et de nuages bas propres à l’automne, qui mettront parfois du temps à se dissiper, notamment dans le val de Saône et en plaine d’Alsace. Dans d’autres régions, le soleil devrait dominer la majorité des jours.
Certaines perturbations pourraient toutefois toucher marginalement le pays, mais les pluies seront faibles et ne remettront pas en cause la tendance sèche. Ce tableau est en désaccord direct avec les prévisions saisonnières qui envisageaient un mois de novembre humide et un automne arrosé. Il apparaît désormais de plus en plus évident qu’octobre et novembre 2026 s’annoncent plutôt secs en France.
La situation des nappes phréatiques préoccupante dans deux régions
Cette période de sècheresse arrive à un moment particulièrement malvenu. Traditionnellement, l’automne est la saison propice à la recharge des sols et des nappes. Cependant, au 28 octobre, la sécheresse de surface (pouvant atteindre deux mètres de profondeur) avait presque disparu grâce à des pluies abondantes la semaine précédente, d’après les données de Copernicus.
Cependant, cette accalmie pourrait être de courte durée : les prévisions de Windy, s’appuyant sur les mêmes données, prévoient un retour significatif de cette sécheresse de surface dans presque tout le pays d’ici le vendredi 6 novembre.
Les récentes pluies ont certes humidifié les sols à certains endroits, mais elles ne suffisent pas à contrer une tendance résolument sèche observée depuis plusieurs mois sur la majorité du territoire. Des précipitations beaucoup plus fréquentes et conséquentes seraient nécessaires pour engendrer une amélioration durable et une recharge adéquate des nappes.
La problématique est encore plus préoccupante en profondeur. Au 15 octobre, l’état des nappes phréatiques, situées à plusieurs dizaines de mètres sous terre, était considéré comme très préoccupant : 74 % des niveaux continuaient de diminuer. La Bretagne et la Bourgogne-Franche-Comté sont confrontées à une crise historique.
Ces régions sont classées en alerte rouge, indiquant un état de crise, avec de fortes restrictions sur l’usage de l’eau, selon une carte publiée par VigiEau au 28 octobre. Aucun répit n’est en vue à l’heure actuelle pour ces deux territoires.
